Category Archives: Personnalités / portraits

[RIP] Szeto Kam-Yuen

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Le scénariste Szeto Kam-Yuen est décédé à l’âge de 48 ans d’un cancer du poumon. Il a entre autres écrit pour Johnnie To (Exilé), Soi Cheang (Dog Bite Dog, Love Battlefield) ou Wilson Yip (SPL).

Il s’est également essayé à la réalisation avec A Decade of Love en 2008, un film à sketches dont il a pondu un des segments.

RIP
SZETO KAM-YUEN
1964-2012

[RIP] WAKAMATSU Koji

koji

Celui que la critique aimait bien de qualifier d’enfant terrible du cinéma japonais ou de cinéaste révolutionnaire est décédé aujourd’hui des suites de ses blessures après avoir été renversé par un taxi voilà quelques jours.

Il y aurait beaucoup à dire sur son parcours, ses thématiques, sa vision politique et sociale, son approche du cinéma, son amitié avec ADACHI Masao, ses quelques chefs d’oeuvres des années 70, les quelques perles précédentes, et son sursaut créatif et médiatique de ses dernières années…

[RIP] SHINDO Kaneto

L’immense Shindo Kaneto est décédé le 29 mai 2012.

Affaibli par la maladie depuis des années, il avait quand même trouvé la force de réaliser son 45eme film en 2010 à l’age de 98 ans. Ce film, Postcard, avait d’ailleurs tout d’un testament, le vénérable réalisateur reprenant tout autant ses thèmes fétiches qu’il y accolait pour la première fois une énorme part autobiographique. 45 films, donc, entre 1951 et 2011, et surtout quasiment 220 scénarios, depuis son entrée dans le système des Studios dans le milieu des années 30. A partir de cette date, Shindo a côtoyé et travaillé avec les plus grands cinéastes et scénaristes. Mizoguchi, Uchida, Kinoshita, Imai…… Il continuera de fournir scénarios et scripts pour nombre d’entre eux et pour certains studios, même quand il décidera de quitter le système qu’il juge trop contraignant dès 1950. Il crée ainsi la Kindai Eiga Kyokai, pour produire ses propres films et se lance ainsi dans les premiers de l’apres guerre dans la production indépendante.

Et c’est donc en 1951 que Shindo réalise son premier long métrage. Et très rapidement, ses films contiendront tous les éléments qui font du cinéma de Shindo, un cinéma aisément reconnaissable. Il y a bien sur la bombe, et la ville d’Hiroshima (sa ville natale). Shindo va d’abord traiter l’évènement de façon frontale, puis prendre de multiples petites histoires, réelles ou non, comme une troupe de théâtre, un bateau de pécheur. A côté de ce thème, Shindo va aussi s’attarder sur le mode de vie des classes modestes avec souvent un fort message politisé – très de gauche – qui le pousse aussi à aborder des thèmes de société dont la teneur changera bien sûr avec l’âge du réalisateur. De la violence meurtrière des opprimés sociaux dans les 70’s au 3ème âge dans les 90’s . Et bien sûr, parler de Shindo sans aborder la sexualité et les instincts primaires serait passer à côté d’une part importante de sa filmographie tant le réalisateur aimait à montrer des personnages dénués de toute convention sociale de façade. Et loin de favoriser les bons côtés, cette approche était surtout une méthode pour laisser éclater les instincts refoulés et ironiser sur l’humain en général (les femmes mantes religieuses d’Onibaba, les hommes animaux de Fukurou…).

Shindo Kaneto est donc mort. C’est le dernier vétéran de +70 ans de cinéma japonais qui nous a quitté. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi il avait été ainsi relégué comme réalisateur de quelques chefs d’œuvre alors que finalement c’est son œuvre entière qui mérite, largement, la reconnaissance et la postérité. Je ne suis pas certain que l’avenir change quoi que ce soit à cet état de fait, et ce n’est peut-être pas grave. Là tout de suite je suis juste triste. Un peu comme quand en 1998 j’apprenais le décès de Kurosawa.

RIP
SHINDO Kaneto (新藤 兼人)
1912 – 2012

[Portrait] Fukumoto Seizô : « l’anonymat m’a tuer ! »

fukumoto seizo

Fukumoto Seizô (福本清三). Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si vous aimez le cinéma japonais, et en particulier les chanbara, vous avez sans doute déjà vu son visage…pour l’avoir entraperçu de nombreuses fois…le plus souvent embrassant la mort. Fukumoto Seizô aurait en effet été tué plus de 20.000 fois à l’écran (petit ou grand) en plus de 45 années de carrière !

Il est le Nippon ichi no kirareyaku, soit l’acteur tué numéro 1 du Japon : paradoxal pour un rôle anonyme le plus souvent, consistant donc à être occis de la manière la plus crédible possible par les premiers rôles des films ou séries télé. Mais si le style de Seizô est, parait-il, inimitable (il se tord carrément en deux et tourne sur lui-même pour ensuite tragiquement mourir), c’est surtout depuis qu’il est passé dans une émission télévisée du Kansai que l’intéressé a connu une vraie petite popularité.

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[News] Kagawa Teruyuki entre en scène (mais vraiment !)

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C’est un petit choc dans le milieu policé du cinéma japonais. Kagawa Teruyuki, l’un de ses plus grands acteurs (pour moi, le meilleur, car moins coincé qu’un Asano et plus versatile qu’un Yakusho Kôji) a annoncé qu’il allait désormais se consacrer au kabuki. Être acteur de kabuki n’est pas incompatible avec une carrière ciné (Ebizo a par exemple le premier rôle du remake de SEPPUKU, par Miike Takashi), néanmoins l’entrainement nécessaire, les répétitions, les danses…et surtout le fait que Kagawa Teruyuki n’a jamais été acteur de kabuki, tout cela devrait le rendre désormais très rare à la télévision ou au cinéma (tout du moins dans un premier temps). Une grande perte pour nous, mais une aubaine pour le kabuki, qui pourrait voir là l’occasion d’attirer un public un peu moins âgé qu’à l’accoutumée.

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Cinémathèque Française – Cycle Edward Yang du 8 au 20 décembre 2010 [Paris]

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Avec seulement huit longs métrages à son actif, Edward Yang était pourtant déjà devenu un grand, sûrement l’un des auteurs taïwanais les plus connus dans le monde. Récemment disparu en 2007, la Cinémathèque française lui consacrera un cycle du 8 au 20 décembre, nous donnant la chance de pouvoir (re)découvrir l’ensemble de son oeuvre.

[Courts métrages] Quoi de neuf dans l’hexagone ?

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Une fois n’est pas coutume, jetons un regard sur l’actualité du court métrage du côté de nos jeunes cinéastes hexagonaux gavés d’inspiration asiatique. Au programme : Strong d’Eddy Benguedih, Old Couple de Cédric Tellier et enfin la présentation du projet The Blood de Guillaume Tauveron.

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[Interview] SONO Sion, en recherche d’humanité

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HKMania a eu la chance de pouvoir rencontrer pendant presque une heure le réalisateur japonais SONO Sion; une bonne occasion de revenir sur la carrière passée mais aussi future d’un réalisateur qui ne cesse d’étonner film après film depuis qu’un certain Suicide Club l’ait sorti de l’ombre en 2002.

Pourtant SONO Sion n’est pas de ces artistes sortant ex nihilo grâce à un succès. Poète, contestataire de rue, puis réalisateur avec des premiers films ayant conquis des festivals à travers le monde, SONO pousse toujours plus loin sa reflexion sur la solitude et la famille, quelque fois avec pudeur, quelque fois avec la plus grande grandiloquence guignolesque. En 2009, il livre une fresque de 4 heures, Love Exposure, patchwork de ses thèmes précédents mais aussi et surtout film magique, prodigieux mélange de genre, ne pouvant laisser indifférent.

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[Événement] Kitano Takeshi à l’honneur au Centre Pompidou du u 11 mars au 21 juin 2010

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Après quelques années de discrétion dans l’hexagone, Kitano Takeshi revient sur le devant de la scène avec une actualité pour le moins chargée. Du 11 mars au 21 juin 2010, le Centre Pompidou vous proposera une rétrospective complète du génialissime touche-à-tout. A noter que Kitano Takeshi fera l’honneur de sa présence lors de l’ouverture des festivités le 11 mars !

le communiqué de presse :

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[Dossier / Portrait] Peintre d’affiches, un métier en voie de disparition / Rencontre avec Suresh & Sushant Sandal

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L’Inde s’est distinguée pendant de longues années dans la confection d’affiches de films peintes à la main. Cet art particulier, qui se juxtaposait directement aux sorties de films, a connu un âge d’or jusque dans les années 80 mais s’est peu à peu éteint avec l’avènement de l’affiche photographique et le développement des logiciels informatiques de traitement de l’image. Habillant jusqu’au milieu des années 90 les mégalopoles asiatiques (la Thaïlande étant elle aussi l’un des derniers grands pays adepte de l’affiche peinte), la disparition des ces œuvres d’art a dramatiquement modifié le paysage urbain de ces pays. C’est malheureusement toute une tradition qui a décliné au cours de ces 20 dernières années. Seul le Myanmar semble être aujourd’hui l’un des derniers pays de cinéma à pratiquer cet art populaire et impressionnant.

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[Portrait] Rencontre avec Lee Sang-Woo

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Jeune réalisateur né en 1971 à Séoul, Lee Sang-Woo devient, après son premier film Tropical Manila remarquable et remarqué, un personnage à part dans le paysage cinématographique coréen. C’est à l’université qu’il rencontra à l’âge de 25 ans le talentueux et controversé Kim Ki-Duk (Locataires, Samaria et Birdcage Inn) alors considéré comme un paria dans son pays. Kim Ki-Duk menaçait alors de ne plus faire distribuer ses film en Corée malgré sa réputation festivalière. C’est en l’assistant sur Time et Breath que Lee Sang-Woo fera ses premières armes. On comprend alors pourquoi le jeune réalisateur se distingue dans un cinéma aux thématiques dures et viscérales. Dans Tropical Manila, Lee Sang-Woo n’épargne pas la société coréenne en transposant à l’écran des personnages à la limite de l’autisme, leur appliquant des sévices physiques et psychologiques plus violents et méprisables les uns que les autres. Femmes violées et battues, personnages prostitués, torture sur animaux … on a sans doute déjà vu ça quelque part …

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[News] Rétrospective Shinji Aoyama

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Une rétrospective consacrée au réalisateur japonais Shinji Aoyama est organisée au Jeu de Paume (à Paris) en collaboration avec le Festival d’Automne à Paris et la revue Vertigo. Elle aura lieu du 20 novembre au 21 décembre 2008.

Depuis que son film Eureka a obtenu le Prix de la Critique au Festival de Cannes en 2000, Shinji Aoyama s’est imposé sur la scène internationale. Réalisateur, scénariste, dialoguiste, monteur, compositeur de musique, critique, grand connaisseur du cinéma européen mais aussi écrivain, il est considéré comme l’une des figures-clés de la Nouvelle Vague du cinéma japonais.

Shinji Aoyama sera présent pour trois projections :

- vendredi 28 novembre (projection du Petit Chaperon Rouge)
- samedi 29 novembre (projection de Eli, Eli, Lema Sabachthani? )
- dimanche 30 novembre (projection de Sad Vacation)