Tamala est une mignonne chatte punk qui vit sur Cat-Earth et qui décide un matin de se rendre sur sa planète
natale dans la galaxie d’Orion.
En chemin, son vaisseau heurte un asteroide et tombe sur la planete Q. Elle y rencontre le beau Michelangelo et
décide de rester. Sur la planete Q la guerre entre chats et chiens fait rage, et un étrange chien policier tue
la pauvre Tamala.
Qu’est donc alors cette rumeur qui se répand ensuite dans le cosmos ? Qui est Tamala ? Et pouquoi la méga corporation
Cat & Co semble t’elle suivre la petite chatte ?
Tamala 2010 est l’Ovni cinématograhique dans le monde maintenant assez saturé et formaté de
l’animation japonaise. Et comme tout ovni ou œuvre à part, il dérange, il surprend et il donne à réfléchir.
Niveau réalisation pure,
Tamala 2010 a quelques caractéristiques de l’anime japonais : les grand yeux,
la simplification du dessin. Mais c’est à peu pres tout. Car sur le reste de la forme de l’anime, on est très
loin des productions habituelles. Car le film est entierement fait en vectoriel, une technique de graphisme
jamais employée jusqu’à là en anime long métrage.
Cette technique donne un aspect spécial à l’animation. Pas de mouvements à l’exces, pas de décompositon majeure
des mouvements. Mais plutot des personnages qui semblent glisser le long d’un décor avec un effet de profondeur
produit par des judicieux zooms.
De plus il faut savoir que
Tamala 2010 est le fruit d’un collectif de talents divers, du graphisme à
la musique. Et pour la réalisation, la musique a été pensée en meme temps que le reste. Elle ne s’adapte donc
pas à l’image mais s’y intègre parfaitement, donnant une impression d’intégrité au tout.
Une fois passée la barrière du graphisme, donc de la forme du film, il est temps de s’attaquer au fond. Et là
c’est encore plus space. Car l’histoire de
Tamala 2010 est pour le moins étrange, ouverte et assez dure
à suivre. On suit les tribulations de Tamala, petite chatte Kawai, centre d’un scénario complexe mélant culture
hype, denonciation de la mondialisation, musique, philosopie, histoire, prophétie et j’en passe.
Un mélange patchwork qui perd un peu le spectateur, mais comme l’a gentiment dit l’équipe de réalisation
présente lors de la projection, il faut « débrancher une partie de son cerveau ». Comme si en fait il n’y
avait pas tant de messages que ça.
Dans tous les cas,
Tamala 2010 m’a laissé un très bon souvenir. C’est un film auquel je pense fréquement
en essayant vainement de voir si ce n’est en fait qu’un patchwork réussi mais embrouillé d’idées, ou alors un
vrai film à sens. Peut etre finalement les deux, car il ne serait pas étonnant que les animateurs se soient
laissé emporté dans leur monde si riche de cultures et d’approches différentes.
A noter que
Tamala 2010 n’est pas un projet fermé, mais bel et bien un projet qui va s’etendre à d’autres
médias, d’autres supports comme la musique, la série animée, le merchandising etc….. A suivre de près en tous cas.
8.5/10