Jeudi 10 novembre :
Petite impasse ciné me concernant car trop peu emballé par la programmation. J'en profite pour participer à la
rencontre organisée par la librairie " A Plus d'un Titre " avec
Julien Sévéon et
Antoine Coppola.
Malheureusement
Julien Sévéon a dû annuler suite au retard de son livre consacré au cinéma enragé japonais.
Cette rencontre me fait rater la séance de
Fuboh que je comptais aller voir.
Antoine Coppola est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma asiatique et plus précisément de la Corée. Son
regard est enrichissant car il est une mine d'informations sur de nombreuses œuvres obscures (notamment pendant
l'époque de la dictature) et nous apprend une importante production de films érotiques pendant ces années-là. De
plus, il reste un des rares à être allé à Pyongyang afin de visionner des films produits par la très prolifique
mais très fermée Corée du Nord.
Pour en savoir plus, une petite liste de ses écrits :
- Image et pouvoir : Commentaires sur l'ordre spectaculaire en Asie
- Le cinéma asiatique : Chine, Corée, Japon, Hong-Kong, Taïwan
- Le cinéma sud-coréen : Du confucianisme à l'avant-garde : splendeurs et misères du réalisme dans le nouvel ordre spectaculaire
- Introduction au cinéma de Guy Debord et de l'avant-garde situationniste
En soirée, une petite découverte d'un jeune réalisateur singapourien,
Djinn, avec l'inédit
Pearth
racontant la descente aux enfers d'un taxi driver. Une œuvre très sombre qui vous fait découvrir le côté crade et
violent de la trop aseptisée Singapour. Globalement, j'ai été déçu par ce film car tout repose essentiellement sur
la performance de l'acteur principal (
Kay Tong Lim) qui est loin d'avoir la carrure du
De Niro de
Taxi Driver. Apparemment la salle a été conquise par son jeu tout en désespoir.
Je trouve personnellement que c'était trop surjoué pour y croire. Dommage ... Sinon les 20 dernières minutes sont

très bonnes et le pétage de plomb de notre taxi driver singapourien est à mettre dans les annales du genre. Un
massacre à la machette et au tire-bouchon. Je trouve d'ailleurs que son jeu d'acteur passait mieux sur la fin.
Pour finir, nous avons eu droit à la très sympathique présence du réalisateur
Djinn qui nous a présenté son
film avec humour et décontraction. Quel plaisir de pouvoir écouter toutes ces anecdotes ... le tout dans une bonne
humeur communicative. Belle soirée tout de même.
Œuvre coup de point pour certains ... pétard mouillé pour d'autres mais vu sans déplaisir pour son ambiance glauque
et son personnage principal torturé.