
Après une courte nuit, la projection du
documentaire de Hubert Niogret Le temps du cinéma Thaï est l'occasion
d'enchaîner une table ronde autour du cinéma thaïlandais. Le documentaire est assez passionnant mais intégralement
axé sur les réalisateurs qui s'exportent (Pen-Ek Ratanaruang, Nonzee Nimibutr, Wisit Sartsanatieng, Apichatpong Weerasethakul,
Yukol Chatrichalem et surtout Tanit Jitnukul arborant un magnifique tee-shirt Hustler pas classe du tout).
Moins passionnant par contre, son réalisateur Hubert Niogret monopolisant le débat sur son dégoût du cinéma
populaire thaïlandais (pour résumer ses propos ce n'est pas du cinéma). Dommage, une personne comme Julien Sévéon,
apparemment dépité, méritait un temps de parole plus important. L'après-midi est l'occasion de mesurer la popularité
du cinéma indien avec le visionnage du généreux Rang de Basanti de
Rakeysh Omprakash Mehra avec Aamir Khan. Sujet original et mise en scène monstrueuse, après la sensation
BLACK de l'année dernière (tout proche de la Jonque d'Or), cette année est la bonne pour le cinéma indien avec
le Grand Prix Asiexpo du Public pour Rang de Basanti. Smell of Rain,
de la Singapourienne Gloria Chee, raconte une histoire d'amour platonique (et mortellement ennuyeuse par
la même occasion). Décevant malgré une bonne maîtrise du support numérique. La fin de la journée est marquée par
le dixième anniversaire de Dybex qui a mis le paquet niveau festivité ainsi que les projections des très attendus
Fullmetal Alchemist de Seiji Mizushima et Cutie Honey
de Hideaki Anno. Et enfin pour les insomniaques, le monstrueux Bangrajan de
Tanit Jitnukul vient clôturer la journée. Sans doute le film le plus barbare nous venant de Thaïlande, ce
chef d'œuvre de sauvagerie vient prouver une fois de plus qu'il s'agit d'une erreur de parcours pour ce réalisateur
prolifique qui n'a jamais confirmé son talent par la suite.