Lundi 13 novembre :

Comme à son habitude, le festival joue les prolongations sur le lundi avec une programmation de films que l'on ne devrait pas tarder à retrouver sur le marché français. The Tiger Blade de Theeratorn Siriphunvaraporn est un film cinématographiquement indéfendable car narrativement incompréhensible. Mais c'est jouissif, décomplexé, bordélique, décérébré et blindé de passages plus ou moins sur-influencés (Ong Bak, Dobermann ...). Un bon résumé de cinéma thaïlandais avec un bon paquet d'idées à la minute. A voir comme une bande-annonce de près de 2h... fallait voir les tronches dépitées des spectateurs après la séance. Europa prend un gros risque sur ce titre qui arrivera en France début 2007 sur support DVD, mais comme le dit son représentant pour le festival : "On a un bon teaser, ça devrait marcher". Mouarf ! Enfin, Re-Cycle des frères Pang vient mettre un terme à cette belle semaine lyonnaise avec un trip visuel hallucinant que ces derniers préparaient depuis des années. Leur transposition d'un monde parallèle et cauchemardesque à l'écran est époustouflante (il pleut des cadavres !) et les effets spéciaux particulièrement réussis. Le film n'a honnêtement aucun rival dans le domaine sur Hong Kong. Malheureusement, le reste est du réchauffé de Ring-like avec un message anti-avortement complètement rétro. Dommage. On retrouvera bientôt Re-Cycle en DVD sur le marché français.

Le festival s'achève donc avec les mêmes qualités et les mêmes défauts que les années précédentes. On appréciera une programmation éclectique qui n'oublie pas le cinéma populaire et commercial tout en réservant un créneau pour des films plus exigeants. La bonne ambiance est toujours de mise avec une équipe de bénévoles toujours aussi sympathiques. Concernant l'organisation, sans atteindre celle particulièrement désastreuse de l'année dernière (émeutes, grève EDF et problème de lecteurs beta ...), on regrettera encore le manque d'invités de marque et les annulations de dernières minutes (avec l'habitude on ne se fait plus d'illusions). Enfin, on retrouve les mêmes problèmes de retard sur la majorité des séances. Cependant, ce petit côté désorganisé apporte une petite touche Do It Yourself qui fait son charme.



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