
Après cette avant-première sanglante et toute en puissance, rien de tel qu'un peu d'amour dans ce monde de
brutes avec le sulfureux La Saveur de la Pastèque. Pour ceux qui ne connaissent
pas, il s'agit d'une comédie musicale érotique réalisée par le Taïwanais Tsai Ming-Liang à qui l'on doit
entre autres The Hole et Goodbye Dragon Inn.
Une véritable réussite où le délire est poussé assez loin. Souvent d'une vulgarité assumée et très second degré,
l'érotisme du film vient surtout de la place tenue par la pastèque ... croyez-moi, elle n'aura plus le même goût
maintenant. Souvent drôle (la scène du bouchon !), certaines scènes prennent le spectateur par surprise (rarement
vu un accouchement aussi original). Les passages musicaux sont d'une esthétique travaillée et d'une originalité
qui vous feront sortir de la salle le sourire jusqu'aux oreilles. On regrettera tout de même les 20 dernières
minutes un peu poussives mais nécessaires dans la finalité. Un régal pour moi mais, apparemment, le film n'a pas
fait l'unanimité.
y sont pour beaucoup). L'interprétation est bonne mais le monstrueux Song Kang-Ho
(Sympathy For Mister Vengeance, Memories of Murder)
relègue tout le reste du cast au second plan. La partition de Kawai (même si on
est loin de ses plus belles réussites), malgré un manque d'originalité, colle parfaitement au contenu. En fait,
ce qui déçoit c'est tout le soupçon de fantastique venu se greffer au récit d'aventure.
Antarctic Journal a le cul entre deux chaises et n'assume aucun des deux
genres. Le film d'aventure est prévisible au possible mais reste le plus réussi. La partie fantastique est inutile,
hors sujet et uniquement démonstrative. Dommage. Au moins Carpenter, avec des moyens différents, a su
intelligemment lier les deux aspects. La mayonnaise ne prend pas ici, un simple film d'aventure aurait suffi à
rendre le tout plus digeste. Dommage, on passe certainement à côté de quelque chose de bien.