Avec le Vent en Poupe
Titre original : Cheng feng po lang
Réalisé par : Sun Yu
Année : 1957
Origine : Chine
Durée : 1h50
Genre : La croisière s’amuse chinoise
Acteurs : Zhong Shuhuang, Huang Yin, Zhang Yi, Wang Yi, Er Lin
SCENARIO :
Trois jeunes filles diplômées d'une école de navigation commencent leur carrière avec un commandant de
bateau qui apprécie peu leur présence.
COMMENTAIRE :
Ryô Saeba : De 1928 à 1950, Sun Yu réalisa 18 films dont notamment Le Petit Jouet, La Route
ou encore La Vie de Wu Xun mais de 1950 à 1990, date de sa mort, il ne réalisa que 4 films dont cette comédie :
Le Vent en Poupe (Cheng feng po lang). La raison de cette quasi non productivité durant ces 40 ans est le choc
causé par son film La Vie de Wu Xun qui lui value en 1951 une très violente campagne de critiques qui brisa sa
carrière.
Le film est une comédie légère sur l’histoire de trois filles plein d’entrain menées par Liang « le cyclone » Ying qui
aspirent à devenir navigatrices. Encore une fois Sun Yu nous montre une image moderne de
la femme, ici elle n’est pas voué à la souffrance ou au sacrifice mais elle est l’égale, voir meilleure, que les hommes
dans ce qu’elle fait. On suit donc les aventures de nos trois filles dans un premier temps, leur apprentissage sur le
bateau, toujours dans une certaine joie et bonne humeur. Au bout de huit mois, les deux amies de Liang Ying sont mutées
sur un autre bateau, l’occasion de développer un peu plus les différents personnages du bateau. Du capitaine bougon qui
fait la moue comme personne au second lieutenant navigateur Yu, qui est toujours cigarette à la bouche en train de se
recoiffer, il y a une petite panoplie de personnages pour aider Liang Ying à accomplir son but : devenir troisième
navigateur du bateau.
Il y a également un petit fond de propagande communiste comme toujours chez Sun Yu, avec
des phrases comme : « on ne peut que réussir parce que c’est nous les chinois qui avons construit ce bateau », mais ce
n’est pas non plus extrêmement gênant. Assez long pour une comédie, le film dure quand même presque deux heures et
l’ennui est quand même souvent au rendez vous même si tout au long du film, comme je l’ai dis plus haut, la joie et
la bon humeur sont de mise. Il y a également des passages musicaux qui ne sont pas désagréables.
Au final, quelques petits rires et sourires seront venus agrémenter nos visages mais la vision du film reste très
dispensable pour ce qui est une oeuvre mineure dans la filmographie de Sun Yu.