Un ancien champion de basket devenu entraîneur essaie de lancer la carrière d’une jeune sportive qu’il juge
très douée et dont il découvre qu’elle est la fille d’une femme qu’il a aimé autrefois.
Ryô Saeba : Né en 1923 à Shang-Yu dans la province de Zhejiang,
le réalisateur du film,
XIE Jin, étudie à l’école spéciale d’art dramatique
de Jiang’a et il commence par travailler comme assistant de réalisateurs comme
Wu Renzhi,
Zheng Xiaoquiu ou encore
Shi Hui. L’année de
la sortie du film, il remporta une médaille d’argent au 6e festival mondial de la jeunesse et de nombreux
autres titres. Il n’y pas si longtemps en 2000, il essaya de remettre le film au goût du jour mais en
prenant le thème du football dans le film : La Footballeuse N°9 (Nuzu jiuhao).
Tout comme
La Reine du Sport de
Sun Yu, le film aborde différents thèmes
liés au sport. Dans son film,
Sun Yu mettait en avant la jalousie et les
dangers d’une gloire éphémère. Ici dans
La Basketteuse N°5, les thèmes abordés sont la corruption,
les blessures, la jalousie et l’esprit d’équipe. Le film raconte l’histoire de Tian Zhenhua, un ancien
champion de basket-ball devenu entraîneur de l’équipe féminine de Shanghai. Dans l’équipe qu’il entraîne,
il remarque une jeune fille, Lin Xiaojie, joueuse extrêmement douée bien qu’un peu indisciplinée. Il apprend
que Lin Xiaojie vit avec sa mère Lin Jie. Or, Tian était le fiancé de Lin Jie 18 ans auparavant mais la
jeune fille fut forcée de se marier avec un autre et dut laisser tomber sa propre carrière de basketteuse.
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Le film alterne l’histoire d’une équipe de basket-ball féminine avec l’histoire d’amour et sportive que vécut
leur entraîneur en son temps. Pour dynamiser son récit, l’auteur préfère dans un 1er temps d’entrecouper les
séquences d’introduction des joueuses avec leur entraîneur par les flash-back de la vie de celui ci. Une fois
le récit de sa vie terminé et la mère de Lin Xiaojie et Tian Zhenhua réunit, le film peut enfin aller de l’avant
et s’intéresser plus en profondeur au destin de cette équipe. Car tout n’est pas rose dans l’équipe, la jalousie
de certaines entraînent des coups bas et tous les moyens sont bons pour se faire titulariser. Viennent ensuite
les problèmes de blessures et la question de faut-il risquer une opération afin que la joueuse puisse jouer au
plus vite ? D’autres questions viendront se poser par l’intermédiaire des personnages comme par exemple le
délaissement des études classiques pour des études de sport n’est-il pas risqué ? car si de grandes études
assurent un avenir certain, celles liées au sport amènent un futur incertain. Le problème de la corruption
est également évoqué au travers d’un entraîneur sans scrupule qui n’hésite pas à truquer le match pour de
l’argent. Donc dans l’ensemble les problèmes et questions liés au sport sont vraiment bien traités dans le film.
Mais heureusement, il n’y a pas que des problèmes et misères qui s’abattent sur les personnages, il est aussi
question de solidarité et esprit d’équipe. Ca reste tout de même un film très joyeux, toute la bande de filles
est très énergique et ne manque pas de transmettre plein de bonne humeur au spectateur. Et les matchs de basket ?
oui car c’est quand même le thème principal du film, et bien les matchs que ce soit ceux des flash-back de
l’entraîneur, les séquences d’entraînement ou bien les matchs des filles, tout est vraiment bien rendu. C’est
dynamique, très bien découpé et les sensations des matchs sont bien rendues.
Au final, on assiste donc à un très bon film qui mélange histoire d’amour et sport, en traitant adroitement tous
les différents thèmes liés à celui-ci en apportant en même temps au spectateur un sentiment d’euphorie transmit
par toute cette équipe de jeunes filles pleines d’entrain.