Le Marché de la Tendresse
Titre original : Zhifen Schichang
Réalisé par : Zhang Shichuan
Année : 1933
Origine : Chine
Durée : 1h20
Genre : Drame
Acteurs : Hu Die, Yan Yuexian, Gong Jianong, Wang Xianzhai, Sun Min |
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SCENARIO :
Depuis la mort de son époux Mingyi, Madame Li et ses deux filles ne parviennent pas à payer le loyer.
L’aînée, Cuifen (Hu Die) décide alors sur les conseils de sa voisine Yang,
de trouver un emploi. Et ce sera chose faite ; elle travaillera au service « emballage » d’une boutique
de la ville.
Mais très vite, elle sera convoitée par un autre employé, Qian Guo Hua et par le surveillant Lin qui décide
de la promouvoir en tant que vendeuse. Naïve, Cuifen va se retrouver piéger entre les avances de son patron,
Zhang et ses sentiments qu’elle a pour Qian.
COMMENTAIRE :
Kamï : Le Marché De La Tendresse était présenté lors du Festival « La Chine à Chaillot » dans une une
version légèrement écourtée puisque la seconde bande du film (durant 10 minutes à peu près) a disparu il y a
de ça une dizaine d’année.
L’actrice Hu Die surnommée Butterfly Hu retrouve ici le réalisateur
Zhang Shichuan avec lequel elle a collaboré sur plusieurs volets de Burning Of Red Lotus Temple,
une saga de films de sabre de 18 épisodes. Le premier volet de cette saga datant de 1928 est d’ailleurs considéré
par certains comme le premier film de sabre, du moins, du cinéma chinois. Hu Die est,
elle, considérée comme une des plus envoûtantes actrices chinoises des années 30 et 40 avec son amie
Ruan Lingyu (La Divine) et la chanteuse Zhou Xuan (Meng Li Chun).
Dès les premières minutes du film, des sous-titres nous expliquent qu’il s’agit d’un film sur le combat
d’une femme, une femme qui va s’affirmer parmi les hommes. Et cette femme c’est la jeune Li Cuifen, orpheline
de père qui sera contrainte à travailler dans une boutique de la ville. Ayant un charme certain, elle ne va laisser
insensible ni le surveillant Lin, ni l’employé Qian et encore moins le fils du directeur, Zhang. Au début du
récit, elle n’est qu’une adolescente naïve. Elle va connaître l’amour, la responsabilité, la jalousie et la
tromperie auprès des hommes qu’elle fréquentera, de sa voisine et confidente Yang et de la jalouse petite amie
de Lin, Wang. A la fin de ce même récit, Cuifen est devenue femme.
La réalisation est de bonne qualité quand on sait qu’elle date de 1933 et même si le jeu des acteurs est plus
ou moins poussif, on se laisse entraîner nonchalamment dans cette galerie de personnages intéressants. Le plus
gros défaut à noter n’est pas à mettre sur le compte du métrage en lui-même mais sur les sous-titres français
proposés, qui provoqueraient une crise cardiaque chez Maître Capello tant ils sont truffés de fautes d’orthographe
ou de syntaxe inouïes (« Mon Dieux ») voir de phrases incompréhensibles (« Je ne peux pas ne pas de vivre une vie
d’humiliation »).