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A peine sortit de la télé pour laquelle il réalisa
une série de sabre, il prend la caméra pour
réaliser un film de……..sabre (tiens !! tiens !!).
Véritable cinéphile, fan de wu xia pians, de films
de Chang Cheh, de romans de Jin Yong, de chambarras
comme la saga des Zatoichi, ou encore de la série
martiale sur le judoka Sugata Sanchiro, Daniel Lee
connaît ses classiques.
Pour mieux déclarer sa flamme au genre de son enfance quoi de mieux que Damian Lau (Last Hurrah For Chivalry), Tsui Siu Kong (Duel To The Death) et surtout David Chiang qui tient d'ailleurs un rôle important dans le wu xia serie de Lee, pour accentuer la mélancolie de cet hommage. |
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Tandis que pour Tsui Hark, c'est le sabreur manchot
qui veut se venger, pour Daniel Lee, c'est l'inverse,
c'est la vengeance qui a fait de lui le sabreur
manchot. Explication : Wang Ning/Wu Hsing-Kuo fils
adoptif de Ching Kuo/Norman Tsui doit tuer le chef
du clan ennemi, Fu Kuo/David Chiang. Mais il va
comprendre que celui qu'il vient de tuer était son
véritable père. Voulant se venger, il blesse très
gravement Ching. De la poche de ce dernier chute un
portefeuille, Wang le regarde tomber et s'ouvrir
sur le sol, il voit la photo de lui et de son père
adoptif. Pris de remords, il se tranche le bras.
Autre différence avec les films de Chang Cheh, le récit de What Price Survival se déroule pendant les années 20 et ne contient ainsi plus la teinte péplum voir western des films de l'emblématique réalisateur de la Shaw Brother. |
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What Prices Survival, au même titre que les
Auberge Du Dragon/Dragon Inn et The Blade de
Tsui Hark, peut se vanter (malgré les deux différences
précédemment citée) d'avoir respecter les règles du
wu xia pian classique : la loyauté (les disciples de
Fu Kuo envers leur maîte), le sacrifice (représenté
par Maître Fu Kuo), la trahison (le maître Ching Kuo
et Ang Kuo/ Damian Lau) et la vengeance (le sabreur
Wang Ning) et donc se prétendre d'être le prolongement
"respectueux" de ce même genre au moment où seul le wu
xia pian fantasy, avec lequel le wu xia pian classique
est fondamentalement opposé (*), marche.
Assez " tendance ", la première œuvre de Lee peut déstabiliser par son aspect très design, sa lenteur languissante et tout simplement son côté expérimental. Mais il ravira à coups surs les fans de films de chevalerie classiques entre les sanguinolents One-Armed Swordman et les subtiles films d'auberge de King Hu. |
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Chef d'œuvre pour les uns et ennuyeux film pour
les autres. C'est le problème principal chez un
cinéaste cinéphile. Il en va de même pour Christophe Gans,
réalisateur de Crying Freeman et de Le Pacte Des Loups
dont on peut reprocher, pour ce dernier, d'avoir
(trop ???) puiser son inspiration du côté de
Tsui Hark (enfin relativisons, David Wu, monteur
attitré de Tsui Hark et de Gans, a sûrement eut
un apport important dans la dernière œuvre de celui-ci).
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