PAGE 3 DU DOSSIER SUR DANIEL LEE

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# 4/ WONG FEI-HUNG SERIES : THE EIGHT ASSASSINS :

   
La saga Il Etait Une Fois En Chine/Once Upon A Time In China de maître Tsui Hark marchant du tonnerre, le cinéaste décide de produire une série télévisée sur le personnage de Wong Fei-Hung. La série se divise en 5 parties : The Suspicious Temple, The Headless General, The Eight Assassins, The Final Victory et The Ideal Century.
Ces 5 parties, elles aussi sont divisées en plusieurs épisodes et chaque partie est réalisée par un réalisateur différent, des cinéastes encore assez méconnus : Tsui Ching Shing (pour The Suspicious Temple), Mickael Mak (pour The Headless General), ect….
 
Grâce au succès d'estime d'une série de sabre qu'il réalisa pour la TVB (la célèbre chaîne télé de la Shaw Brothers de Mona Fong), Daniel Lee est repéré par le producteur, qui lui propose ainsi de réaliser une des parties de la série, The 8 Assassins.

Avec des moyens très réduits (mais offrant une totale liberté au réalisateur car peu de pression), un format télévisuel à respecter et quasiment le même casting que dans la saga (Chiu Man Chuk/Wong Fei-Hung, Max Mok Siu Chung/Leong Fu, Kent Cheng/Lin Shin-Rong, Hung Yan Yan/Pied-Bot et Maggie Siu (à la place de Rosamund Kwan)/Tante Yee), le jeune cinéaste doit faire ses preuves devant Tsui Hark (qui on le sait, satisfait de cette première collaboration va lui délaisser la réalisation de Black Mask) avec un scénario des plus minimalistes : huit assassins tentent de tuer le docteur de Po Chi-Lam, Wong Fei-Hung. Celui-ci se retrouvant empoisonné et inapte pour relever le défi de ces derniers voit ses disciples se battre à sa place contre ces meurtriers sanguinaires.
 
 

Cette incapacité à se battre (du moins momentanément) permet de voir un aspect plus sentimental, affectif du légendaire docteur de Po Chi Lam ;

" Dans les films, Wong Fei-Hung a une manière bien particulière d'appréhender les problèmes. Je me suis dit qu'il serait passionnant de montrer qu'il peut réagir différemment suivant les situations. J'ai surtout aimé développer sa relation avec son père, ses élèves et aussi sa mère….il y a des tas de choses qui affectent sa vie. Je voulais explorer cet aspect affectif "

(itw de Daniel Lee issue du HK Orient Extreme n°4).

L'ennemi principal de Fei-Hung est un ancien moine de Shaolin qui a fuit son monastère pour avoir commis un crime. N'ayant plus de repère, ce " méchant " s'avère moins fort dès le départ face au docteur dont le soutient de ses disciples, de son père et spirituellement de Tante Yee et de sa mère, permet de se surpasser.
Pourtant dur d'apprécier The Eight Assassins à sa juste valeur : le format télé est déstabilisant, les musiques sont belles certes mais trop modernes et occidentales (utilisation de La Bohème de Puccini) pour un film qui repose sur une ancienne légende (elles sont fondamentalement opposées à celles, traditionnelles et typiquement chinoises, utilisées dans la saga OUATIC).
Cet épisode repose essentiellement sur le traitement graphique de l'image de Daniel Lee (Frères D'Armes/What Price Survival a été tourné peu de temps avant), le combat entre Leong Fu et les hommes d'un des assassins nous le prouve.
Assez bête (une succession trop idiote des combats) mais cependant divertissant et esthétisant (de bonnes lumières), Wong Fei-Hung Series : The Eight Assassins reste pour beaucoup le plus dynamique et tout simplement le meilleur des 5 parties (il est à noter que The Eight Assassins est plus noir et violent que les volets de la saga de Tsui Hark).

Toutefois la série télé Wong Fei-Hung va très vite dérailler : Tsui Hark va se brouiller avec Chiu Man-Chuk et ainsi se désintéressé complètement de la série. The 8 Assassins reste tout de même un excellent moyen de découvrir ce que peut être une série d'arts martiaux (Hein ? Quoi ? Comment ? Qui vient de parler de la série " Kung-Fu " ?).

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