PAGE 7 DU DOSSIER SUR DANIEL LEE

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# 8/ A FIGHTER'S BLUES :

Après l'assez décevant Moonlight Express, Daniel Lee revient avec le très attendu A Fighter's Blues dont on ne savait que trop peu de choses : film sur la boxe thaï avec la pop star Andy Lau (Daniel Lee avait déjà travailler sur un clip de ce dernier) et la japonaise Tokako Tokiwa avec laquelle Daniel Lee avait collaborer sur son précédent film.
Mais A Fighter's Blues n'est pas un film sur l'univers du ring comme le très bon Somebody Up There Like Me de Patrick Leung mais un drame dont le personnage principal est un boxeur.

Lors d'un combat entre Mong Fu alias Tiger/Andy Lau et un combattant thaïlandais, Fu se brouille avec sa petite amie, une journaliste du nom de Pim/Intira Jaroenpura. Elle s'enfuit. Tiger reprend le match mais pris de remords, s'enfuit la retrouver mais trop tard, Pim est déjà trop loin. Peu de temps après, son adversaire ne supportant pas la tournure que pris la combat, revient dans les vestiaires, pour finir celui-ci. Enervé, Fu perd son sang froid et bat à mort ce dernier.

Après avoir purgé sa peine, Mong n'a plus qu'un souhait retrouver Pim. Mais il apprend par un de ses amis d'enfance qu'elle a trouvé la mort lors d'une altercation avec des trafiquants de drogue et que Fu a une fille de 14 ans, Pim n'avait pas pût lui annoncer. Il se décide alors à retrouvé sa fille, Ploy, le seul lien qui le rattache à son aimante défunte.
 
A Fighter's Blues est une indéniable réussite pourtant il a reçu un accueil plus que mitigé (au même titre que d'autres films récents asiatiques comme Gémini de Shinya Tsukamoto). Mélant comédie sentimentale quoique assez hasardeuse entre la sœur Mioko/Tokako Tokiwa et Ah Fu, et drame très prenant, ce dernier film de Daniel Lee est triste et captivant.
Le talentueux cinéaste nous livre encore de sublimes scènes comme celle où Ploy/Chan Wing Chun doit retirer son uniforme devant un parterre de regards médisants. Lors d'un match de boxe amateur, Ah Fu, entraînant le petit ami de sa fille, est reconnu par l'ancien entraîneur du combattant thaïlandais qu'il avait tué, il y a quelques années. Devenu la fille de l'assassin, ses anciens amis et proches lui expliquent ouvertement qu'elle n'est plus des leurs. Entre le fait d'enlever son habit et comprendre que sa mère et son père lui ont depuis toujours mentis (ses parents lui ont toujours dit que Tiger avait gagné), Ploy goûte à la saveur impure de l'humiliation.
Andy Lau nous démontre qu'il peut être un très bon acteur lorsqu'il n'est pas mal dirigé comme dans What A Hero ! de Benny Chan ou encore Saviour Of Soul 2 de David Lai et Corey Yuen. Tokako Tokiwa et Intira Jaroenpura (nouvelle venue qui a joué auparavant dans Nang-Nak, un film d'horreur thaïlandais signé par Nonzee Nimibutr (*)) sont très douées, elles parviennent à merveille à faire ressortir le récit initiatique de Fu, par le biais de la sympathique idée de la caméra. D'excellentes interprétations.
 
 
 

Daniel Lee nous offre une mise en scène moins esthétique que son expérimental Frères D'Arme et grandiose Till Death Do Us Part mais toujours aussi bien photographié. Heureusement que des réalisateurs comme Daniel Lee et Fruit Chan ne tentent pas de faire ce qu'il ne savent pas faire comme Andrew Lau et Gordon Chan, trop " engagés " dans leurs luttes anti-yankee avec leurs œuvres pro-yankee (sic).

(*) pour en savoir plus sur ce film, aller sur http://www.fantasiafest.com/2000/film/nang.htm

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