Commentaires Généraux :

Cette édition 2003 du Festival Panasia de Deauville sonne le glas de l’amateurisme de l’organisation.
En effet apres quelques années passées sous la houlette d’un comité à but non lucratif, APFDA, présidé par le Professeur Patel.
Mais les couts et les difficultés d’organisation d’un Festival de cinéma étant ce qu’ils sont, l’APFDA se voit en 2003 contraint de passer la main à des professionnels de Le Public Systeme, dejà organisateur du Festival du Film Américain, en conjoint avec le CID de Deauville. La fin d’une époque.

Pour cette année 2003, la transition se fait en douceur puisque la choix de la programmation est resté entre les mains de l’APFDA qui avait commencé ce travail avant de décider de passer la main.

Les résultats du choix d’un comité d’organisation professionnel se sont fait bien evidement ressentir.

Au niveau de l’acceuil, rien à redire comme tous les ans. Le personnel du CID est composé de professionnels habitués à ce genre d’evenements. Et comme tels, ils sont plutot agréables et disponibles.
Sur scène, là par contre c’est autre chose. D’un coté, on a un présentateur enfin professionnel, qui sait présenter un film avec talent et quelque fois humour (scéance de cloture pendant laquelle il s’est un peu laché). Ce changement de presentateur permet aussi d’eviter les ecueils constatés l’an dernier comme la presentatrice qui arrive en retard et qui en plus pose des questions ininterressantes du style ‘aimez vous Paris sous la pluie ?’.
Mais d’un autre coté, la présentation perd un peu de sa fraicheur. Le présentateur malgré son professionnalisme, n’a pas l’air de s’y connaître en cinéma asiatique. Et les interviews des invités bien qu’autrefois assez desespérantes, sont cette année passées au second plan.

Maintenant je voudrais parler du public de Deauville. Comme tous les ans, on a un mélange hétéroclite entre vrais fans de ciné asiatique, fans qui ne connaissent que la face emmergée de ce cinéma, et personnes qui viennent pour se montrer (surtout en soirée).
Et c’est cette derniere catégorie qui m’agace de plus en plus. Venir pour se montrer et applaudir un cinéma qu’ils n’aiment pas. Un exemple parmi tant d’autres, mais très révélateur : la projection de Sholay était précédée d’un speech de Amitabh Bachchan. La salle était donc comble et debout pour applaudir ce grand acteur. Une belle et grande ovation d’un public nombreux. Et lorque le film commence, la moitié de la salle se lève et part alors que Mr Bachchan est encore présent. Personnellement, j’appelle ça du manque de respect !!!

Au niveau du choix des films, je concois bien que les films en competition sont choisis pour leur potentiel de distribution en France et pour leur capacité à faire l’unanimité. Mais le film qui a gagné cette année, a remporté les prix bizarrement alors que sa programmation était déjà prévue en France. Hasard, ou marketing ? Dans tous le cas, encore une fois le choix des themes est consensuel, malgré quelques ovnis comme Blessing Bell.
En comparaison le panorama présenté était plus original, plus risqué, et finalement plus interressant à voir.

Dans tous les cas et malgré les quelques défauts précités, j’ai passé 4 tres bons jours à Deauville, sous un temps normand bizarrement clément et ensoleillé.

Vivement l’année prochaine.
Je voudrais remercier les sites Sanchodoesasia et HKCinemagic pour leur gentilesse et leur autorisation d’utiliser des images provenant de leurs sites.
Merci à vous les gars !


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