Commentaires Généraux :

Malgré une météo changeante, le séjour à Deauville est toujours un bon moment tant le cadre est agréable : plage de sable, architecture ancienne. Le seul point noir de la ville étant la difficulté à trouver de quoi manger à prix normal (vive le supermarché) et à se loger.

Ce 6eme Festival du Film Asiatique de Deauville, fait cette année peau neuve avec un nouveau comité d'organisation. Le Festival a donc enfin un air professionnel et organisé, avec un bon acceuil, une prise en compte réelle des demandes, et peu de changements de programmations.

Mais c'est justement la programmation qui cette année semble moins orientée découverte, mais plutôt avant-première avant sortie nationale. En effet la plupart des films présentés cette année sont déjà achetés pour une future sortie en France dans l'année en cours. Le coté découverte de films inédits qui faisait le charme des années précédentes est donc quasiment absent. Mais il reste malgré tout le plaisir, non dissimulé, d'enchainer des films toute la journée, des films qui restent inédits pour le moment.

On peut aussi noter une nette prépondérance de la diffusion de films Coréens (la rétro Kim Ki-duk pesant fortement dans la balance). La pays étant naturellement en pleine explosion cinématographique, cet état de fait est tout à fait normal, mais j'avais un peu l'impression que certains autres pays étaient ainsi delaissés (HK, Japon) voire même oubliés (Taiwan). Pourtant on ne peut reprocher le manque d'ouverture de la programmation, puisqu'elle intègre un film de Singapour et un du Bhutan.

Cette année voit aussi la naissance de la section Action Asia. Une bonne idée, qui ne laissait pourtant planer aucun doute quant au gagnant, Ong Bak. En effet le jury etait composé de deux poulains de Besson, distributeur du film, et surtout il était impossible de comparer les films en compétition Action Asia. Alors en se basant sur le principe même de cette section, Ong Bak en devenait le digne et presque seul représentant, les autres films jouant des registres différents.

Mais malgré tout, le gros reproche que je peux faire à cette nouvelle édition, est le manque de diversité de genre. Mis à part la section Action Asia, la majorité des films étaient des drames. Mais cela vient surement de l'etat d'esprit de la production actuelle.

Alors finalement je ne crache pas dans la soupe. Ce festival a tenu toutes ses promesses, sauf celles des invités qui avaient desertés le rendez vous.

Vivement la prochaine édition


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