Poursuivant une carrière avant tout dictée par ses expériences personnelles et ses propres aspirations artistiques, Kim Ki-Duk compte parmi les cinéastes coréens les plus talentueux.
Né en 1960 dans la province de Kyongsang en Corée du Sud, Kim Ki-Duk grandit dans un village situé dans les montagnes. A neuf ans, il suit ses parents à Séoul. Obligé de quitter le lycée après le renvoi de son frère, Kim Ki-Duk se retrouve dans une école d‘agriculture. Il commence à travailler dans des usines à dix-sept ans et rejoint la marine à vingt trois ans pour effectuer son service militaire. Une fois libéré de l’armée, il passe deux ans dans une église avec l’intention de devenir prêtre. C’est aussi à cette époque qu’il commence à s’intéresser à la peinture.

Il quitte son pays pour venir étudier la peinture à Paris. Il y reste de 1992 à 1994, vend quelques-unes de ses toiles et découvre le cinéma… De cette époque, il reste profondément attaché à sa culture artistique et à la France malgré la vie difficile d’expatrié. De retour en Corée, il écrit son premier scénario et remporte de nombreux prix dont celui du Meilleur Scénariste de Corée avec « Painter and Prisonner ». Par la suite, il signe tous les scénario de ses films. Son premier long métrage, « The Crocodile » (1996), ne laisse pas insensible la sévère critique coréenne, tout en séduisant le public coréen d’avant-garde. Le réalisateur renoue avec la France pour « Wild Animal » (1997) en donnant un rôle à Richard Bohringer. Avec « Birdcage Inn » (1998) et « The Isle » (2000), Kim Ki-Duk persiste à ne pas utiliser de vedettes reconnues du cinéma coréen, pour découvrir de jeunes acteurs. En 2000, il réalise également « Real Fiction », un long métrage expérimental tourné en trois heures avec huit caméras numériques. L’année suivante, son film dramatique « Address Unknown » est sélectionné en compétition au festival de Venise. Après le film noir « Bad Guy » (2001), et le drame existentiel « Coast Guard » (2002), Kim Ki-Duk écrit et réalise la fable initiatique « Spring, Summer, Autumn, Winter…and Spring ». Son dernier film, « Samaritan Girl », vient d’être présenté au festival de Berlin où il a obtenu le Prix de la Mise en Scène.

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