Dead or Alive

Titre original : Dead or Alive : Hanzaisha
Réalisé par : Takashi Miike
Année : 1999
Origine : Japon
Durée : 1h45
Acteurs : Riki Takeuchi, Sho Aikawa, Renji Ishibashi, Hitoshi Ozawa, Shingo Tsurumi, Kaoru Sugita, Hirotaro Honda, Minoru Iizuka, Michisuke Kashiwaya, Mizuho Koga, Ren Osugi, Susumu Terajima, Tomorowo Taguchi

PRESENTATION :

Dead or Alive est la 2e trilogie réalisée par Takashi Miike, la 1ère étant celle des triades de Shinjuku avec les films : Shinjuku Triad Society, Rainy Dog et Ley Lines. Mais la trilogie Dead or alive n’en est pas une à proprement parler car les films n’ont aucun lien entre eux, excepté les 2 acteurs principaux : Riki Takeuchi et Sho Aikawa. Dans le 1er film, Riki Takeuchi joue un gangster et Sho Aikawa un flic, dans le 2e film les 2 acteurs jouent des tueurs à gage et dans le 3e film, qui se passe dans le futur, les rôles du 1er film sont inversé : Riki Takeuchi joue le flic et Sho Aikawa le hors la lois.
Dead or Alive est d’abord né d’un casting. Les producteurs ont réussi à réunir pour le film deux stars du direct to video qui tournent énormément (en moyenne plus de 15 films par an) : Riki Takeuchi et Sho Aikawa. Quoi qu’il arrive, avec cette base de casting, le film était considéré rentable avant même d’avoir écrit le scénario.


SCENARIO :

L’affrontement dantesque entre un yakuza invicible et un policier particulièrement hargneux.

ANALYSE :

Dead or Alive est le film qui représente le mieux le problème récurrent des films de Takashi Miike : le rythme. Le film commence sur un plan accroupi des deux acteurs principaux qui effectuent le décompte : 5, 4, 3, 2, 1 : go ! et la c’est parti pour 5 minutes de cinéma sous acide, la musique démarre et le montage suit la musique à 100 km/h. Après cette véritable intro de folie, qui ressemble à un clip vidéo destroy, le film se calme et là, pendant un peu plus d’une heure, rien, le vide, le néant total jusqu'à la fin completement dingue. Miike prouve qu’il peut d’un coté nous faire part d’une invention visuelle et d’un traitement de l’image absolument fabuleux mais aussi poser sa caméra et aller boire un café pendant que ça tourne. Bien sûr, il y a quelques petits délires pendant le film comme par exemple lorsque le flic va demander des renseignements à son ami qui fait des pornos un peu spéciaux, mais on a vraiment l’impression que Miike a deja tout donné dans l’introduction et qu’il n’a plus d’idées. Riki Takeuchi et Sho Aikawa sont tout deux charismatiques mais malheuresement ils ne sont pas utilisé à bon escient (ce qui sera plus le cas dans le 2ème).


Le film se développe donc assez péniblement avec de gros passages soporifiques, des dialogues d’une pauvreté affligeante et se présente comme un polar classique, gangsters contre flics, avec une intrigue vue des millions de fois.
Et puis après s’être amusé à créer des personnages et un univers cohérent, Riki Takeuchi nous lance un beau : « C’est la scène finale » et là en l’espace de quelques minutes Miike détruit tout dans un final chaotique comme pour nous dire : ce n’est que du cinéma, éclatons nous. Seulement avec ce final tout ce qui ce qui a été construit pendant le film devient inutile, il fallait juste remplir de la pellicule avec quelque chose.

On retiendra donc de ce Dead or alive que son introduction et son final. C’est là qu’on se dit que le dvd est une merveilleuse invention, une petite programmation : 1er chapitre, dernier chapitre et le film de Miike se transforme tout à coup en un bon clip vidéo.



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