Chargé d’exécuter un chef yakusa, Mizuki se fait griller la priorité par Shu, son vieil ami d’enfance. Shu
retrouve Mizuki sur leur île natale et deviennent les parrains d’une école d’orphelins.
Etant donné la manière dont se termine
Dead or alive, il était inévitable qu'une suite directe
au film était impossible. C’est pour cela que
Miike a opté pour une histoire
qui pourrait facilement seule se tenir comme film singulier. De suite,
Dead or alive 2 ne garde que
le nom et ses deux acteurs principaux :
Riki Takeuchi et
Sho Aikawa.
Dans ce film,
Takashi Miike réussit à mieux gérer le rythme de son film et
surtout à développer des personnages plus intéressant que dans sa préquelle.
Riki Takeuchi
et
Sho Aikawa jouent des tueurs à gage au cœur d’or qui sont des amis
d’enfance qui ont grandi ensemble à l’orphelinat mais qui ne s’étaient pas revus depuis des années. Ils
se retrouvent tous les deux sur l’île où ils ont grandi et c’est à partir de ce moment la que le film
commence à devenir nostalgique et qu’ils commencent à redevenir comme des enfants, le temps qu’ils sont
sur l’île. On retrouve toujours les délires de Miike qui sont ce pourquoi on l’aime, avec par exemple un
Shinya Tsukamoto vraiment génial en magicien complètement déjanté ou encore
la bande du téléphone portable menée par
Edison Chen qui ne se parle que par sms interposé.
Le film, tout comme
Bird People of China, est plus calme et poétique qu’à l’accoutumé, ce qui n’est
pas vraiment une coïncidence puisque c’est le même scénariste. Tout comme
Takeshi Kitano
dans ses films (comme
Hana-bi par exemple),
Takashi Miike utilise plusieurs
procédés semblables comme par exemple l’utilisation de flashs qui donnent l’aperçu de l’avenir que l’on ne
verra que plus tard dans le film. Les 2 acteurs aussi nous montrent qu’ils peuvent être de bons acteurs
dans un autre registre que l’action ou la violence. Ici
Sho Aikawa livre vraiment
une excellente prestation et
Riki Takeuchi, éternel gros dur qui fronce les sourcils
pratiquement 24h/24, surprend également car il sourit ! Et
Miike va même jusqu'à le
déguiser en lion pour interpréter un spectacle pour enfants.
Ce film est donc non seulement à part dans la trilogie mais aussi à part dans la filmographie de
Miike, un peu comme
Bird People of China. C’est donc une bonne surprise,
un film intéressant qui concilie poésie et délire Miikeque.