Le Garde du Corps

Titre original : Bodigaado Kiba
Réalisé par : Tatsuichi Takamori
Année : 1973
Origine : Japon
Durée : 1h27
Acteurs : Sonny Chiba, Tsunehiko Watase, Ryohei Uchida, Yayoi Watanabe

PRESENTATION :

Le Garde du Corps est le 1er film à la base du phénomène Sonny Chiba. C’est en effet dans ce film qu’il exerce ses talents de karatéka sur le grand écran pour la 1ère fois. Il faudra attendre encore un an et le fameux Streetfighter pour que sa notoriété explose et que l’acteur atteigne son statut d’acteur culte.
Il existe plusieurs versions du film, la version originale japonaise sorti en 1973 qui a été diffusé pendant ce festival, une version américaine sortie en 1974 sous le nom de Viva Bodyguard Chiba dans laquelle paraît-il que des Karatékas se brisent des briques sur la tête en criant « Viva Chiba ! » et une autre version en 1978 sous le nom de « Karate Kiba » avec des scènes rajoutées tournées par Simon Nuchtern comme celle du début du film où Aaron Banks et Bill Louie, deux champions de karaté américains, qui montrent leurs talents dans une salle de Karaté avant de débattre sur une question de la plus haute importance : qui est le plus mauvais des combattants : Bruce Lee ou Sonny Chiba ?


SCENARIO :

Kiba, un garde du corps imprévisible, provoque la colère des chefs de la mafia locale. Ces derniers décident de le liquider par tous les moyens possibles.

ANALYSE :

Le Garde du Corps démarre bien : Sonny Chiba, cigare à la bouche, empêche des terroristes de s’emparer d’un avion avec quelques coups de karaté bien placés. On se dit alors qu’un grand moment nous attend avec la perspective d’un film jouissif à la Streetfighter, mais malheureusement il n’en est rien. Le film fait un peu penser à toute la série de film de Charles Bronson (décédé il y a peu, R.I.P) qui passaient en fin de soirée le dimanche sur TF1. Sauf que ici, les gros règlements de compte s’officient avec du karaté. Un point qui restera dans la majorité des films de Karaté de Sonny Chiba est déjà présent dans ce film : les seules armes qu’il utilise sont ses poings et ses pieds, quelque soit l’arme de son adversaire (pistolet, hache …). Le scénario lui est vu et revu, et certaines scènes sont vraiment d’une extrême lourdeur. La réalisation comme la musique sont très typées années 70 avec des zoom à outrances sur fond de guitares électriques. Le film est donc un mélange de karaté / polar / western avec souvent de grosses longueurs. On aurait aimé que le film assume plus son statut et soit beaucoup plus rythmé avec de nombreuses scènes de Karaté.


Au niveau des acteurs non plus ce n’est pas fameux, entre les méchants avec leurs tête patibulaires tout droits sortis d’un mauvais western qui mangent des têtes de porc et l’actrice principale qui n’a que pour elle son joli regard. Le seul qui sort du lot est Sonny Chiba. Il avait déjà un charisme incroyable, chacune de ses apparitions, chaque regard faisant frémir et rendant le sourire au spectateur. En quelque sorte, le mythe Sonny Chiba était né, prêt à éclore et exploser dans le film qui fit sa gloire : The Streetfighter.
Cependant tout n’est pas à jeter et il ressort du film quelques très beaux plans comme celui de l'image ci dessus où la sœur de Sonny Chiba est nue dans l’ombre d’une croix ou encore les quelques délires comme lorsque des gangsters qui étaient cachés à l’intérieur d’un sofa, perçant le sofa de l’intérieur au couteau avant de sortir la tête.
Le Garde du Corps aura eu le mérite de nous faire découvrir Sonny Chiba et son Karaté pour ensuite donner une version un peu plus assumée du genre en la présence de The Streetfighter.



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