GOZU (Gokudô kyôfu dai-gekijô)

Pays : Japon
Année : 2003
Durée : 2h10 / VOSTF
Un film de : Takashi Miike
Avec : Hideki Sone (Minami), Sho Aikawa (Ozaki), Kimika Yoshino
Distribué par : Pretty Pictures
Sorti en France : Courant Mai 2004
Sorti au Japon le : 11 Juillet 2003


PRESENTATION :

Avec Gozu, le prolifique Takashi Miike (une soixantaine de films à son actif dont Audition, Visitor Q, Ichi the Killer ou la trilogie Dead Or Alive) signe une véritable expérience psychotrope digne de l'univers de David Lynch, flanquée de répliques surréalistes et de quelques scènes à s'en retourner l'estomac. Acteur récurrent chez Miike, Sho Aikawa campe un personnage en quête d'identité et de renaissance (au sens propre et figuré !).


SCENARIO :

Minami et Ozaki font partie du même clan de yakuzas. Minami respecte énormément son compagnon depuis que ce dernier lui a sauvé la vie. Mais depuis quelques semaines, Ozaki commence à légèrement disjoncter, par exemple en prenant un chihuahua pour un chien anti-yakuza. Tout cela n'est pas du goût du boss du clan qui ordonne à Minami l'exécution de Ozaki. En route pour accomplir son devoir bien malgré lui, Minami arrête la voiture pour acheter de la nourriture à son ami évanoui. Mais en revenant, Ozaki a disparu…


CRITIQUE DE BUNMAN :

Une question qui n'est plus a se poser : est ce que Takashi Miike est fou ? Car après la vision de ce nouveau film on peut sans problème répondre par le positif. Gozu est un film fou, encore une fois dirons ses détracteurs, ben oui et on en redemande, au moins quelqu'un qui fait du Bis et qui s'éclate avec et qui fait plaisir, qui aime ce cinéma, pour ma part il reprend le flambeau laissé vacant par les réalisateurs italiens des années 70-80, les d'Amato, les Deodato, et autre Mattei, qui pouvaient tout se permettre dans leur film, le mauvais goût,… c'est quoi d'abord ? Le Miike a été élevé à la même école et à traîné et usé ses culottes au même endroit.


Tout comme Visitor Q ou a moindre mesure Fudoh, Gozu possède ses scènes chocs au grand plaisir de ses fans, on rit souvent aux délires du Miike même si certains ont quitté la salle... Par contre comme beaucoup de ses films, il faudrait enlever une petite demi-heure pour qu'ils soient plus efficaces, d'autant plus que le Miike s'est risqué sur le domaine Lynchien de l'étrange et perd un peu pied parfois...



ELECTRIC YAKUSA GOES TO HELL :

Le film était précédé en avant 1ère du documentaire consacré à Miike : Electric Yakusa Goes To Hell en précense de son auteur, le journaliste Yves Montmayeur.
Et je dois dire que ce documentaire ne m’a pas particulièrement emballé et ne m’a pas semblé intéressant dans son ensemble. Le documentaire n’est qu’une suite d’interviews de Miike et de différentes personnalités avec comme transissions les moments les plus spectaculaires de ses films (début et fin de Dead or Alive ou encore fin de Gozu). Les personnalités interviewées sont variées mais leurs courtes interventions les rendent inutiles. Pourtant, on y voit passer les plus grand, de Kitano à Fukasaku en passant par le réalisateur thailandais Pen-ek Ratanaruang. Au final, on n'a pas appris grand chose sur Miike que l’on ne savait déjà et ce n’est pas le petit bout sur le tournage de Zebraman qui viendra nous consoler.


A vrai dire, pendant la présentation de son documentaire, Yves Montmayeur a expliqué comment Miike en était venu au cinéma. Il était très mauvais élève, ne venant quasiment jamais en cours, donc lorsqu’une équipe de télé s’est présentée à son école pour embaucher quelqu’un, c’est lui qui s’est vu désigné d’office. C’est ce genre de chose vraiment intéressante et enrichissante dont je regrette l’absence dans le documentaire, j’ai beaucoup plus appris sur Miike pendant la présentation que pendant le documentaire.

C’est donc dommage, au final le documentaire ne reste qu’en surface du sujet et se disperse dans trop de sens différents, il aurait gagné je pense à traiter moins d’axes mais plus en profondeur.


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