Minami et Ozaki font partie du même clan de yakuzas. Minami respecte énormément son compagnon
depuis que ce dernier lui a sauvé la vie. Mais depuis quelques semaines, Ozaki commence à légèrement
disjoncter, par exemple en prenant un chihuahua pour un chien anti-yakuza. Tout cela n'est pas du
goût du boss du clan qui ordonne à Minami l'exécution de Ozaki. En route pour accomplir son devoir
bien malgré lui, Minami arrête la voiture pour acheter de la nourriture à son ami évanoui. Mais en
revenant, Ozaki a disparu…
Une question qui n'est plus a se poser : est ce que
Takashi Miike
est fou ? Car après la vision de ce nouveau film on peut sans problème répondre par le positif.
Gozu
est un film fou, encore une fois dirons ses détracteurs, ben oui et on en redemande, au moins quelqu'un
qui fait du Bis et qui s'éclate avec et qui fait plaisir, qui aime ce cinéma, pour ma part il reprend
le flambeau laissé vacant par les réalisateurs italiens des années 70-80, les d'
Amato,
les
Deodato, et autre
Mattei, qui pouvaient
tout se permettre dans leur film, le mauvais goût,… c'est quoi d'abord ? Le
Miike
a été élevé à la même école et à traîné et usé ses culottes au même endroit.
Tout comme
Visitor Q ou a moindre mesure
Fudoh,
Gozu possède ses scènes chocs
au grand plaisir de ses fans, on rit souvent aux délires du
Miike
même si certains ont quitté la salle... Par contre comme beaucoup de ses films, il faudrait enlever
une petite demi-heure pour qu'ils soient plus efficaces, d'autant plus que le
Miike
s'est risqué sur le domaine Lynchien de l'étrange et perd un peu pied parfois...
ELECTRIC YAKUSA GOES TO HELL :
Le film était précédé en avant 1ère du documentaire consacré à Miike :
Electric Yakusa Goes To Hell
en précense de son auteur, le journaliste
Yves Montmayeur.
Et je dois dire que ce documentaire ne m’a pas particulièrement emballé et ne m’a pas semblé
intéressant dans son ensemble. Le documentaire n’est qu’une suite d’interviews de
Miike
et de différentes personnalités avec comme transissions les moments les plus spectaculaires de
ses films (début et fin de
Dead or Alive ou encore fin de
Gozu). Les personnalités
interviewées sont variées mais leurs courtes interventions les rendent inutiles. Pourtant, on y voit
passer les plus grand, de
Kitano à
Fukasaku
en passant par le réalisateur thailandais
Pen-ek Ratanaruang.
Au final, on n'a pas appris grand chose sur
Miike que l’on ne
savait déjà et ce n’est pas le petit bout sur le tournage de
Zebraman qui viendra nous consoler.
A vrai dire, pendant la présentation de son documentaire,
Yves Montmayeur
a expliqué comment
Miike en était venu au cinéma. Il était très mauvais
élève, ne venant quasiment jamais en cours, donc lorsqu’une équipe de télé s’est présentée à son école
pour embaucher quelqu’un, c’est lui qui s’est vu désigné d’office. C’est ce genre de chose vraiment
intéressante et enrichissante dont je regrette l’absence dans le documentaire, j’ai beaucoup plus
appris sur
Miike pendant la présentation que pendant le documentaire.
C’est donc dommage, au final le documentaire ne reste qu’en surface du sujet et se disperse dans
trop de sens différents, il aurait gagné je pense à traiter moins d’axes mais plus en profondeur.