Un homme constate que sa femme a disparu. Il se met à sa recherche mais semble de plus en plus perdre
pied avec la réalité…
Ce court métrage du réalisateur de
THE FOUL KING ridiculise assez aisément tout ce qui
a été fait ces dernières années en matière de film d’épouvante en Corée du Sud (
UNBORN BUT FORGOTTEN,
WISHING STAIRS,…).
MEMORIES parvient en effet en une petite poignée de minutes à
instaurer une ambiance des plus terrifiante, puis à développer une intrigue intéressante et
lourde. Alors certes le spectateur rompu à ce genre d’exercice ne sera pas surpris par l’histoire :
avec un minimum d’attention vous aurez percé le mystère presque au moment où les questions
viendront poindre à la surface du récit. C’est un peu décevant, mais le film remplit
correctement son office : il fait peur, surtout dans ses premières minutes. La suite est
un peu moins inoubliable mais se laisse néanmoins voir sans déplaisir, malgré quelques effets
parfois vraiment trop appuyés, malgré la sensation de voir un film qui pique ses idées dans
beaucoup de long métrages qui ont déjà été tournés.
Les amateurs de frissons en auront malgré tout pour leur argent, les fans de gore également,
puisque malgré son hypnotique élégance,
MEMORIES se permet une scène très sanglante et absolument
inattendue.
Un joli exercice de style donc pour le réalisateur
Kim Ji-Woon : un
essai qu’il ne transformera pourtant pas, puisque s’il apparaît très à l’aise avec l’épouvante dans le
cadre d’un court métrage, son échec (du moins à mes yeux) avec
A TALE OF TWO SISTERS sorti un an
plus tard, confirmera l’essoufflement du genre en Corée du Sud.