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ADDRESS UNKNOWN (2001)
Genre : Drame
Cat : -
De : Kim Ki-Duk
Avec : Yang Dong-Kun, Bang Eun-Jin, Cho Jae-Hyun, Myong Gye-Nam, Kim Yong-Min, Ban Min-Jong, Lee In-Ok |
| Vidéo |
1.85:1 |
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| Audio |
Coréen - Dolby Digital 5.1
Coréen - DTS |
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| Sous-Titres |
Français amovibles
Anglais amovibles
Coréen amovibles
Italien amovibles |
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| Bonus |
1er Disque :
- Gallerie
- Filmographie
- Biographie
- Synopsis
- Commentaire audio
2ème Disque :
- Interview & idéal de Kim Ki-Duk
- Reportage sur le passage de Kim Ki-Duk au 58ème Festival de Venise
- Making-Of du film
- Trailer
- Interview de Cho Jae-Hyun, Yang Dong Yun, Ban Min Jung, Kim Youngmin, Mitch Malun
- Trailers de films US et coréens.
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| Présentation |
Menus animés musicaux
Chapitrage
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| Edition |
Atlanta |
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| Format |
NTSC - Double DVD |
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| Zone |
3 |
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| Prix Conseillé |
30 € |
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SCENARIO :
Dans un village de Corée hanté par la guerre et où est installé un camp de l’armée américaine :
Chang-Guk (Yang Dong-Kun) est un métis coréen, fils d’un soldat noir-américain
retourné aux Etats-Unis après la guerre et d’une femme coréenne (Bang Eun-Jin) avec
qui il vît dans un autobus aménagé. Il bosse pour le nouveau fiancé de sa mère, un austère boucher canin portant
le nom d’Oeil de Chien (Cho Jae-Hyun).
Fils d’un héros (Myong Gye-Nam) non-reconnu de la guerre, Jihum
(Kim Yong-Min) est un jeune apprenti-peintre travaillant dans le magasin de son
maître spécialisé dans les portraits. Sans cesse la proie de deux jeunes paumés qui se plaisent à le racketter,
il ne semble pas trop en être perturbé et préfère faire la cour à Eun-Ok (Ban Min-Jong)
dont il est follement épris.
Eun-Ok est une jeune orpheline d’un père tué sur le champ de bataille qui vit avec sa mère (Lee In-Ok)
et son frère qui survivent grâce à la pension de guerre du défunt. Borgne depuis un incident avec son frère, elle ne semble
éprouver de l’affection que pour son petit chien.
Mitch Mahlum est un jeune soldat américain qui va tomber sous le charme mystérieux de Eun-Ok. Il proposera à celle-ci
de lui opérer son œil au sein du camp à condition qu’elle sorte avec lui. A la plus grande tristesse de Jihum, Eun-Ok acceptera.
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COMMENTAIRES :
KAMI :
Après avoir vu L’Île de Kim Ki-Duk qui m’avait totalement déplu, je tente malgré tout de voir un autre film de
ce réalisateur coréen à ma plus grande joie car autant L’Île m’avait déplu, autant j’ai apprécié Adresse Inconnue.
L’hermétisme et le vide des personnages du premier cité ne sont plus dans le second. Dans un univers cru, Kim
parvient malgré tout à humaniser ses personnages et à leur donner un fort contenu : le père de Jihum qui prend
sa jambe estropiée pour une médaille et se vante à qui veut l’entendre qu’il a tué 3 « rouges » (communistes)
et dont le fils a une très grande estime fortement dissimulée et pourtant éclatante de vérité à la fin du film,
la mère de Chang-Guk devenue quelque peu folle suite au retour du père de ce dernier aux Etats-Unis et qui défend
son fils même si celui-ci ne fait que la battre pour la raisonner à se brouiller avec les villageois en leur volant
des choux même pas mûrs ou leur assénant un anglais peu apprécié.
Semble-t-il semi-autobiographique, ce Address Unknown sent le style Kim Ki-Duk (animaux malmenés - la Fondation Brigitte
Bardot aurait manifesté avant la projection de ce film lors d’un festival -, un sado-masochisme pesant) à pleines
narines. Un excellent film d’auteur avec une belle galerie sans concession de personnages conseillé même à ceux qui
n’ont pas apprécié L’Île.
9/10
YUME :
J’ai vu Address Unknown pour la premiere fois il y a moins d’un an. Et la présentatrice du Festival
nous avait bien prévenu : ce film est dur. Mais le probleme c’est que Address Unknwon fait partie des
films à la violence psychologique crue.
Tout est fait par le réalisateur pour que le spectateur ressente un malaise certain à la vue de l’histoire
de ces personnages de la Corée d’après guerre. Le pays est marqué par la guerre, tant politiquement avec
l’occupation de l’armée américaine sur leur sol, que psychologiquement dans les esprits de tous les habitants.
Et dans le village présenté par Kim Ki-Duk, tous les personnages souffrent à leur manière de cet état de fait.
La mise en scene simple et le scénario qui ne laisse en aucun cas place aux faux semblants et intrigues à
tiroir permettent que l’on s’attache à chaque personnage humain présenté, et permettent aussi que l’on
souffre pour et avec eux. Et c’est là le coup de foerce de ce film : l’identification directe et l’emotion,
malsaine, ressentie tout le long. Voir une jeune fille se crever un œil sans crier et sans émotions, voir
un fils battre sa mere, tout ça fait de Address Unknwon un film choc, qui a déplu à une certaine catégorie
de public lors des projections.
Laissez vous tenter par ce film, qui présente en plus des sous titres français de tres bonne qualité. Laissez
vous transporter dans la Corée d’après guerre, et souffrez avec les personnages.
9/10
OLI :
Une petite déception, que ce Address Unknown ... Et pourtant tout commence bien : un lieu lugubre, des personnages
étranges, décalés, torturés, une ambiance assez lourde. Oui mais voilà, à force de trop vouloir choquer, Kim Ki-Duk
est parvenu à me blaser complètement.
Je m'explique : relater deux heures durant des drames, violences, viols et désespoirs en tous genres, je veux bien,
mais ça finit par ne plus véritablement choquer. A chaque nouvelle scène, on sait à l'avance qu'une nouvelle tuile
va tomber en plein sur l'un des personnages, et à chaque fois on sait que la tuile va être un peu plus grosse. Et
bien moi, ça a fini par me lasser. Heureusement, le film possède d'indéniables qualités, et je ne regrette pas de
l’avoir vu.
6/10
TEQUILA :
Pour résumer concrétement la sensation que j'ai ressenti à la vision de ce film de Kim Ki-Duk, je dirais tout
simplement : une claque. Déjà friand du cocktail vénéneux qui caractérisait son permier film "l'Ile", j'ai trouvé
dans ce long metrage une galerie de personnages parias, en quête d'identité, une ambiance de désolation comme je
l'ai rarement ressenti et des pincées sadomasochistes (marques du réalisateur) qui n'ont cessé de me troubler.
Address Unknown est un film noir et c'est presque un doux éphemisme de le signaler tant les personnages sont torturés
mentalement et physiquement.Mais c'est surtout son background qui est fascinant :il est question de la cohabitation
entre un village coréen et un camp militaire us : les plaies de la guerre sont loin d'être ciatrisées et chaque
personnage apparait comme une vraie blessure béante, quelque soit son origine : métissé rejeté, adolescente mutilée,
boucher canin, GI deboussolé... Glauque, lugubre mais passionnant, ce film est pour moi un sommet du cinéma dramatique.
10/10
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