SCENARIO :
Hojung, une ancienne danseuse mariée à un avocat de renom, est frustrée par sa vie de femme au
foyer. Tandis que son époux la trompe régulièrement avec sa jeune maîtresse, elle passe ses
journées à s’occuper de leur fils adoptif et de son beau-père alcoolique. De plus en plus
frustrée sexuellement, Hojung se retrouve attirée par son jeune voisin, un adolescent timide qui
la regarde souvent de sa fenêtre...
COMMENTAIRES :
YUME :
Im Sang-Soo est sociologue de formation, et c’est dans cette approche qu’il faut saisir A
Good Lawyer’s Wife. Comme Im Sang-Soo l’explique lui même, Hojung (l’héroïne) fait partie
de cette génération de femme connue comme la génération 386. Génération actuellement
trentenaire (3), entrée à l’université dans les années 80 (8) et née dans les 60’s (6). Ces
femmes ont sont donc à la limite de l’ancienne Corée (de part leur éducation) et de la nouvelle
démocratie sud-coréenne et son modèle occidental dans laquelle elles vivent.
Pourtant elles ont du mal à concilier les deux, et surtout à exprimer leur féminité bridée
par l’éducation et libérée par le courant féministe qu’elles ont vécu. C’est donc sur ce
concept purement et totalement sociologique que Im Sang-Soo base son film. Et c’est justement
pour ça que son film est difficile à suivre, à comprendre, à aimer tout simplement.
A Good Lawyer’s Wife bénéficie d’une belle réalisation classique, et d’une extrêmement belle
façon de filmer les corps nus. Car la sexualité, et l’épanouissement qu’il apporte, étant le
sujet principal, le film a son lot de corps nus, parfois montrés dans des scènes crues (jamais
vulgaires ni pornographiques), qui malheureusement sont les seules images qu’il reste du film,
laissant le soit disant message caché loin derrière. Pourtant le film aurait pu me réveiller vers
son milieu scénaristique, la prise de conscience pour Hojung, grâce à une scène choc, violente,
réelle, qui aurait du relancer le film. Mais tout retombe aussitôt comme dans la première partie,
un ton noir et triste en plus. C’est donc surtout l’histoire qui gâche le film, enfin plutôt son
traitement peut être trop orienté point de vue sociologique pour un néophyte. Par contre il faut
saluer les bonnes prestations des acteurs, dont celle de Moon So-ri qui donne énormément d’elle
même dans le film.
Un joli ratage endormissant, qui a pourtant remporté le prix du meilleur film au Festival du Film Asiatique de Deauville 2004.
4/10
|
|