SCENARIO :
Ah Kam (Michelle Yeoh) est à la recherche d'un emploi. Ayant des talents de cascadeuse,
elle veut essayer de s'intégrer dans l'équipe de Tung (Sammo Hung), réalisateur de films
d'arts martiaux et très grand chorégraphe...
COMMENTAIRES :
KAMÏ :
Ce qu’il y a de bien dans les films d’Ann Hui, c’est qu’ils contiennent une part plus ou moins importante d’éléments
autobiographiques mais ici, on assiste à la mise en scène non pas de la biographie de la cinéaste mais, en quelques
sortes, de celles de Michelle Yeoh (une des meilleures si ce n’est la meilleure cascadeuse de Hong-Kong) et de
Samo Hung, lui aussi un des meilleurs.
Malheureusement, Ah Kam qui devait initialement être un film divisé en 3 parties, trois chapitres de la vie d’une
femme cascadeuse au cours d’un été, est devenu une œuvre incohérente. Michelle Yeoh en explique la raison : « Je me
suis blessée en exécutant un saut qui, a priori ne présentait pas un très grand danger. Je suis tombée sur la tête
et j’ai eu beaucoup de chance de ne pas me briser la nuque. (…) Finalement ce n’était pas si grave mais Ann Hui a
été obligée de revoir complètement le script, ce qui explique le côté décousu du film, surtout à la fin » (itw tirée
du n° 7 de HK Orient Extrême Cinéma).
La scène de l’accident est d’ailleurs projetée en guise de générique de fin avec des sous-titres rendant hommage aux
cascadeurs et à leurs pénibles « emplois ». En plus de discourir de la difficulté d’être cascadeur, Ann Hui traite
brièvement des pressions qui peuvent naître sur le tournage d’un film avec l’implication plus ou moins mafieuse de
producteurs exécutifs. Avec ce côté « décousu », Ah Kam reste donc un film moyen mais très intéressant dans la
première moitié et assez captivant. (A noter les caméos de Richard Ng, de Damian Lau et de Kent Cheng).
7/10
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