AZUMANGA DAIOH (2002)

A.k.a : Azumangato Yotsubato
Genre : Funny School
Durée : 26 x 25 min
De : Nishikiori Hiroshi
Doubleurs :  Yu Asakawa, Chieko Higuchi, Akiko Hiramatsu, Aya Hisakawa, Kôji Ishî, Tomoko Kaneda, Houko Kuwashima, Yuki Matsuoka
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SCENARIO :

Le récit loufoque de cinq collégiennes soudées et pourtant si différentes ; Chiyo, Sakaki, Yomi, « Osaka » et Tomo.


COMMENTAIRES :

KAMÏ : A l’origine, Azumanga Daioh est un manga d’Azuma Kiyohiko dont la spécificité est de se diviser en plusieurs histoires courtes de quatre cases (Koma), ce qu’on appelle communément le Yon-Koma. Et cette adaptation en 26 épisodes conserve cette structure. Ainsi, chaque épisode est morcelé comme le huitième où l’on suit successivement les différents rêves d’Osaka, de Tomo, de Sakaki et de Kaorin.

Tout du long, nous suivons les trois années scolaires (secondaires) d’un groupe d’amies et de leurs ‘senseïs’. On assiste à des petits (et récurrents) moments (ou évènements) de la vie de collégiennes ; le festival scolaire de la culture (le bunkazai), du sport (l’undoukai), la période de révision de la fin de troisième année, la remise des diplômes, les vacances et voyage scolaires…

La force de cette série animée réside alors sur le caractère (souvent caricatural, « extrêmisé ») des personnages et leur évolution respective au contact de leurs camarades ; la petite rousse Mihama Chiyo est une génie d’une dizaine d’années. Elle vit dans une immense demeure luxueuse et l’absence fréquente de ses parents incite l’imagination sur-réaliste de ses amies. Kasuga Ayumu débarque de son Osaka natal (elle sera d’ailleurs surnommé ainsi par la railleuse Tomo puis par ses autres camarades). Souvent dans la lune, elle réagit avec une lenteur inouïe comme si elle venait tout juste de soulever ses paupières. Son caractère contraste avec celui de la pile électrique Takino Tomo, bruyante, extravertie voir énervante. Elle passe d’ailleurs la plupart de son temps à se moquer de sa grande et silencieuse amie Mizuhara Koyomi dit Yomi. Toute aussi grande, Sakaki est un peu la sœur protectrice de Chiyo. Elle est obsédée par les animaux principalement les chats. Mais comble de son malheur ; sa mère est allergique aux petits félins et les chats du quartier n’ont de cesse de lui mordre la main approchante de l’adolescente tentant de les caresser. Sans oublier la sportive Kagura, le couple infernal formé par les deux senseïs Yukari et Nyamo…

Azumanga Daioh joue aussi sur l’ambiguïté, jeu très prisé par le cinéma japonais. Le personnage de Kaorin est une sorte d’écho au film coréen Memento Mori de Kim Tae-Yong et Min Kyu-Dong dans lequel deux étudiantes, Hyo-Shin et Shi-Eun, entretiennent une singulière relation. Kaorin, elle, n’a d’yeux que pour Sakaki qu’elle semble idolâtré et même plus quand on évoque son rêve où la grande adolescente lui apparaît comme l’héroïne, le « preux chevalier ». Tout aussi ambiguë, le professeur Kimura est atteint de ce qu’on aurait tendance à appeler le « Lolita complex » (Lolikon) semblable à un Urashima Keitarô (Love Hina) ou Onizuka (G.T.O.). Il harcèle Kaorin, espionne les filles lors des exercices de natation…
Azumanga Daioh est tout : souvent énergique et amusant, parfois poétique et touchant mais toujours rafraîchissant au même titre qu’un Give It All d’Itsumichi Isomura. On compatit avec la pauvre Sakaki brutalisée par les chats des environs. On apprécie les chamailleries entre Tomo et Yomi. On noce avec les nuages en compagnie d’Osaka obsédée par les couettes de Chiyo. On est captivé par la compétition lors des festivals d’athlétisme. On s’émeut le sourire aux lèvres de Chiyo qui en a marre de passer pour la petite génie « so cute ». Un véritable ravissement. 9/10