CREAMY MAMI - 1ER COFFRET (1983)

A.k.a : Creamy merveilleuse Creamy a.k.a Mahô no tenshi Creamy Mami a.k.a Magical Angel Creamy Mami
Genre : Magical Girl
Durée : 26 x 25min
De : Kobayashi Osamu, Mochizuki Tomomichi
Doubleurs :Ota Takako, Shimazu Saeko, Mizushima Yû, Inoue Kazuhiko, Kameyama Sukekiyo, Anzai Masahiro, Kimotsuki Kaneta, Mita Yûko, Murakami Akira, Doi Mika
Vidéo 4/3
Audio Japonais - Mono
Sous-Titres Français amovibles
Bonus - Bandes annonces
Présentation Menus animés musicaux
Chapitrage
Edition Déclic Images
Format PAL - Coffret 5 DVD
Zone 2
Prix Conseillé 33.45 €
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SCENARIO :

Une petite fille prénommée Yû se voit confier une étrange baguette magique par Pino Pino, un gentil extra-terrestre. Avant de quitter la Terre, celui-ci laisse derrière lui deux de ses amis, Poji et Nega, qui épousent la forme de petits chats, rose et bleu. Ils ont pour mission d'assister Yû dans sa vie de tous les jours, afin de l'aider à maîtriser ses nouveaux pouvoirs.
La petite fille va alors bientôt se transformer en jeune demoiselle de 16 ans : belle et talentueuse, elle va un peu par hasard commencer une carrière dans la chanson.

La vie de Yû ne sera plus jamais comme avant.


COMMENTAIRES :

OLI : Si vous voulez aller vers le dossier consacré à CREAMY MAMI, cliquez ICI.

Creamy c'est un peu la Rolls-Royce des Magical Girls, l'Ayatollah de la scène j-pop, une véritable terroriste du sourire : elle distribue en effet ces derniers sans jamais faiblir !
Ses concurrentes peuvent directement aller se rhabiller : Vanessa, Emi et même Suzy avec ses fleurs fanées…elles ne boxent tout simplement pas dans la même catégorie.

Les raisons de ce succès ? Un chara-design à la fois kawaii et classieux signé Takada Akemi ; une histoire à tiroirs (ok, y'en a pas des masses, seulement deux) qui jongle allégrement entre les petits soucis quotidiens d'une gamine et l'énorme machine à succès qui (dé)règle la vie d'une pop-star juvénile ; des personnages réussis et qui sont définitivement super attachants ; et enfin un univers musical si bien fichu qu'il va transformer les spectateurs, au fil du récit, en véritables groupies foncièrement accro à cette drogue si douce qui frappe pourtant si durement : Creamy Mami.

Je reprends dans l'ordre : le chara-design est fameux, certes le graphisme a quelque peu vieilli, mais les dessins de Creamy qui illustrent aujourd'hui tant d'art book sont tout simplement sublimes. L'éditeur français Déclic Images a eu l'intelligence de les reprendre afin d'habiller le packaging du coffret, les jaquettes de chacun des thin-pack et enfin les sérigraphies de tous les dvd : c'est superbe. On retrouve également dans ces dessins un petit coté Kawaii incarné par la toute jeune Yû, ou encore par ses très expressifs petits chats (des extra-terrestres en fait), qui immortalisent ici une figure classique du style kawaii.

L'histoire à présent : elle se renouvelle souvent et n'ennuie jamais car elle alterne deux univers radicalement différents. Dans le premier, Yû est une petite fille (qui travaille en famille…), avec ses petits tracas de toute jeune écolière (elle est amoureuse d'un plus grand garçon qui ne pense qu'à…Creamy), ses petites colères et surtout ses joies si naïves et si communicatives. Parallèlement à cela, l'histoire de Creamy nous conte la très vive ascension d'une idole, pop-star de son état. Il s'agit évidemment de Yû, transformée en jeune femme de 16 ans et qui grâce (en partie) à ses pouvoirs magiques va rapidement devenir une super star. Ici ce sont les problèmes de gestion de carrière, les paparazzis, les concerts, les jalousies, la concurrence, qui sont avant tout mis en avant. Bien évidemment, les deux univers ne sont pas indépendants et c'est là que la série CREAMY MAMI puise tout son intérêt : Yû doit cacher à tout le monde qu'elle est Mami (sous peine de perdre ses pouvoirs), elle doit également faire face à un cruel dilemme : lorsqu'elle se transforme, Toshio, l'adolescent dont elle est amoureuse, l'oublie purement et simplement au profit de Creamy Mami… oui la vie est parfois injuste !

Les personnages à présent : je commence tout de suite par le gros ratage de la série, en la personne de Midori. Un jeune obèse et boulimique qui ne pense qu'à manger (super), et qui est obsédé par Yû. En plus d'être vraiment inutile, Midori est énervant. Heureusement, pour le reste aucun protagoniste n'est mis de coté, ils ne constituent absolument pas des faire-valoir puisqu'ils ont chacun leur personnalité et sont souvent mis sur le devant de la scène.

J'en termine ici avec les compliments en envisageant l'univers musical de CREAMY MAMI. Celui-ci est tout simplement si-dé-rant. Les chansons sont en effet très travaillées, et les titres composés pour illustrer le répertoire de Mami sont vraiment très crédibles pour une idole issue de la japanime.
En plus d'être réussies, les chansons sont également très nombreuses (des albums sont sortis, même en France en VF !). Dommage néanmoins que la petite Creamy se contente d'une seule chanson pendant plus de 17 épisodes… C'est en effet uniquement au 17ème épisode que l'on entend un nouveau titre en fond musical. Il faudra même attendre l'épisode 19 pour que le producteur de Creamy présente enfin un nouveau tube de la magicienne des scènes (l'épisode est d'ailleurs très bon, avec un concert sur le point d'être annulé alors que justement il devait lancer la nouvelle chanson !). Par la suite lesdites chansons seront plus nombreuses, plusieurs titres seront même crées pour des OAV (dont un duo avec la rivale de Mami : Ayase Megumi). Je précise également qu'en VF, les diffuseurs de l'époque ont eu l'intelligence de reprendre à l'exacte les mélodies japonaises. Seules les paroles des chansons ont donc changé en français : attention il ne s'agit pas de vraies traductions, mais vu la profondeur des paroles japonaises, ce n'est pas trop grave…

Notons enfin que la série, si elle connaît quelques petits coups de moins bien (lorsque des épisodes entiers s'attardent sur des anecdotes sans rapport avec l'univers professionnel de Creamy) se termine en apothéose dans le premier coffret de Déclic Images avec un double épisode en forme de petit cliffhanger avant l'heure, dont je ne vous dévoilerai bien évidemment rien. Sachez simplement que la série n'est jamais aussi bonne que lorsqu'elle prend le temps de dépeindre les relations conflictuelles entre Toshio et Yû, petite fille qui tente désespérément de se rapprocher de son amour secret sans jamais pouvoir lui dire qu'elle est en fait la vraie Creamy.

Bon j'arrête là, je pourrais encore continuer des heures, car je suis loin d'avoir tout dit. Pour les nouveaux venus, sur lesquels la fibre nostalgique des années 80 ne jouerait pas, ne soyez pas freinés par l'aspect un brin désuet de l'animation (c'est très daté, les lèvres bougent ainsi souvent sans être vraiment synchro avec les dialogues). Faites un effort léger et vous serez récompensés. Fous rires, séduisantes émotions, musiques formidables et petits rebondissements certes un brin convenus, tout est ici réuni pour faire de cette charmante jeune fille la plus indispensable des gamines, la plus attachante des magiciennes : Morisawa Yû, aka Creamy Mami.

Et puis une héroïne qui prend la forme d'une drogue douce…ça mérite d'être testé, non ? 10/10

Liste des épisodes du coffret :

01. L'arche de Feather Star
03. Débuts, débuts
05. Le secret de Mami est en danger
07. Un bouquet pour le parrain
09. La fée au milieu de l'été
11. Papa, motard d'âge mûr
13. Au-delà du miroir, l'autre Mami
15. L'ange couleur d'arc-en-ciel
17. La forêt où dort le temps
19. Le plus long jour de Mami
21. La fête du bel amour
23. Le parasol des étoiles
25. La nuit du festival de chant
02. La naissance d'une star
04. Scramble top ten
06. Le cerf légendaire
08. Le duo miraculeux du rivage
10. Hello, Catherine
12. Plus de courant au studio
14. Mon "Monsieur Rêve" à moi
16. Le souvenir enseveli sous la mer
18. L'aventure du Zashikiwarashi
20. Un cadeau dangereux
22. Midori et le trompettiste
24. L'audition de l'ours
26. Bye, bye, miracle