DIGI CHARAT MOVIE - A TRIP TO THE PLANET (2002)

A.k.a : DiGi Charat Hoshi no Tabi
Genre : Non sensique – nyo !
Durée : 22 minutes
De : Madhouse & Broccoli
Avec : -
Vidéo -
Audio -
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Bonus -
Présentation -
Edition -
Format -
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Prix Conseillé -
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SCENARIO :

Dejiko décide de retourner sur sa planète natale. Elle part accompagnée de Puchiko, Gemma et Usada Hikaru, mais devra affronter une fois de plus le gang de Black Gemma qui tente de lui barrer le chemin


COMMENTAIRES :

YUME : S’il est bien une partie de la large production de manga qui reste inconnue en France, c’est celle des strips, ces courtes histoires dessinées sur 4 cases paraissant dans les journaux et traitant sur le ton humoristique de la société japonaise.
Digi charat en est un exemple parfait avec son histoire simple : Dejiko (Digi Charat) accompagnée de Puchiko (petit Charat) et Gemma arrivent au Japon à bord d’un vaisseau en forme de tête de chat. Elle n’a qu’une idée en tête : devenir actrice. Mais comme elle n’a pas d’argent, elle se retrouve à travailler dans un mangasin de jeux videos tout en essayant de faire face aux attaques de son terrible ennemi, le gang black gemma.

Tout cela n’est bien sur prétexte qu’à montrer la vie japonaise à travers sa découverte par une extraterrestre, le tout sur un ton ultra décalé. Le succès aidant, le manga est adapté en série TV sur un format de 16 épisodes de 5mn où on retrouve avec délectation l’ambiance survoltée du manga. Et vous pouvez vous en douter, un OAV a rapidement vu le jour. Et c’est de ce dernier dont nous parlons ici.
En fait Digi Charat A trip to the Planet a été fait pour clore la série avec le retour de Dejiko sur sa planète natale. Ce qui permet un habile traitement du scénario en trois parties bien distinctes : Dejiko décide de partir (environ 30 sec), énorme n’importe quoi du milieu, Dejiko retrouve ses parents et ça tourne au n’importe quoi général (enfin disons plutôt que ca continue).

En fait, ce mini film extrêmement court n’est juste qu’un pretexte à une aventure non sensique, complètement barrée et immensement hillarante de la petite Digi Charat. Ne cherchez donc pas le pourquoi du comment, les évènements arrivent tout simplement parce qu’un scénariste sous acide a décidé de placer sa bonne idée crétine du moment, voilà tout. Dans ces conditions, il suffit de se laisser porter par ce voyage interstellaire rempli de gateau, attaque spatiale, géant accourant à la rescousse, en gardant juste dans un coin de sa tête le seul point réellement important de la trame : les sbires de Black Gemma font tout pour empecher Dejiko d’ariver à destination (oui car Black Gemma est le méchant de la série).
A part ça, c’est le capharnaum total, les scènes s’enchainant sans lien véritable, pour notre plus grand plaisir tellement le rythme effréné et l’humour sont irresisitibles (enfin si on aime le non sensique). Mais ce qui marque surtout dans Digi Charat, c’est l’exercice de style graphique.

C’est bien simple, le parti pri graphique est à l’image du ton de la série : changeant, fou, etonnant... Pour simplifier il n’y pas un style mais des styles graphiques. Meme si le style SD domine (c'est kawai et amusant le SD), le reste varie selon les plans : travaillé ou à peine esquissé, rempli de détail ou vide, décors minimalistes cubistes, couleurs criardes. Tout cela dans le but d’exagérer un maximum la sitation présentée. Cela marche à merveille et une seule conclusion s’impose : les gens qui ont créé ceci sont fous (d’ailleurs c’est une coprod de la Madhouse).
De plus cette impression de folie est renforcée par les voix des personnages grâce à des seiyuu complètement à l’aise dans leurs rôles de fous furieux, terminant inlassablement leurs phrases par -nyo ou -gemma ou –pyon selon le personnage (j’avais ommis ce détail dans la présentation de la série), en rajoutant encore une couche dans ce parfait panorama de n’importe quoi. D’ailleurs, essayer chez vous de prendre une voix survoltée et de finir chaque phase par nyo, et cela provoquera immanquablement un sentiment d’incomprehension mélé à un fou rire chez vos interlocuteurs.

A n’en pas douter, OVNI parmi les OVNI japonais, Digi Charat est une série immédiatement culte. Ce film quant à lui en reprend le ryhme infernal et les situations abscons. Du bonheur juste un peu terni par le gavage que cela constitue. Car là où la flolie Digicharat passait très bien en format de 5 mn, on se surprend à se dire que les 20 pauvres petites minutes de ce film sont trop longues (un comble !). On frise vite l’écoeurement général, à mon grand regret tellement j’adore la série. 7/10