SCENARIO :
Dejiko décide de retourner sur sa planète natale. Elle part accompagnée de Puchiko, Gemma et
Usada Hikaru, mais devra affronter une fois de plus le gang de Black Gemma qui tente de lui
barrer le chemin
COMMENTAIRES :
YUME :
S’il est bien une partie de la large production de manga qui reste inconnue en France,
c’est celle des strips, ces courtes histoires dessinées sur 4 cases paraissant dans les
journaux et traitant sur le ton humoristique de la société japonaise.
Digi charat en est un exemple parfait avec son histoire simple : Dejiko (Digi Charat)
accompagnée de Puchiko (petit Charat) et Gemma arrivent au Japon à bord d’un vaisseau
en forme de tête de chat. Elle n’a qu’une idée en tête : devenir actrice. Mais comme
elle n’a pas d’argent, elle se retrouve à travailler dans un mangasin de jeux videos
tout en essayant de faire face aux attaques de son terrible ennemi, le gang black gemma.
Tout cela n’est bien sur prétexte qu’à montrer la vie japonaise à travers sa découverte
par une extraterrestre, le tout sur un ton ultra décalé. Le succès aidant, le manga est
adapté en série TV sur un format de 16 épisodes de 5mn où on retrouve avec délectation
l’ambiance survoltée du manga. Et vous pouvez vous en douter, un OAV a rapidement vu le
jour. Et c’est de ce dernier dont nous parlons ici.
En fait Digi Charat A trip to the Planet a été fait pour clore la série avec le retour
de Dejiko sur sa planète natale. Ce qui permet un habile traitement du scénario en trois
parties bien distinctes : Dejiko décide de partir (environ 30 sec), énorme n’importe quoi
du milieu, Dejiko retrouve ses parents et ça tourne au n’importe quoi général (enfin
disons plutôt que ca continue).
En fait, ce mini film extrêmement court n’est juste qu’un pretexte à une aventure non
sensique, complètement barrée et immensement hillarante de la petite Digi Charat. Ne
cherchez donc pas le pourquoi du comment, les évènements arrivent tout simplement parce
qu’un scénariste sous acide a décidé de placer sa bonne idée crétine du moment, voilà
tout. Dans ces conditions, il suffit de se laisser porter par ce voyage interstellaire
rempli de gateau, attaque spatiale, géant accourant à la rescousse, en gardant juste
dans un coin de sa tête le seul point réellement important de la trame : les sbires de
Black Gemma font tout pour empecher Dejiko d’ariver à destination (oui car Black Gemma
est le méchant de la série).
A part ça, c’est le capharnaum total, les scènes s’enchainant sans lien véritable, pour
notre plus grand plaisir tellement le rythme effréné et l’humour sont irresisitibles
(enfin si on aime le non sensique). Mais ce qui marque surtout dans Digi Charat, c’est
l’exercice de style graphique.
C’est bien simple, le parti pri graphique est à l’image du ton de la série : changeant,
fou, etonnant... Pour simplifier il n’y pas un style mais des styles graphiques. Meme si
le style SD domine (c'est kawai et amusant le SD), le reste varie selon les plans :
travaillé ou à peine esquissé, rempli de détail ou vide, décors minimalistes cubistes,
couleurs criardes. Tout cela dans le but d’exagérer un maximum la sitation présentée.
Cela marche à merveille et une seule conclusion s’impose : les gens qui ont créé ceci
sont fous (d’ailleurs c’est une coprod de la Madhouse).
De plus cette impression de folie est renforcée par les voix des personnages grâce à des
seiyuu complètement à l’aise dans leurs rôles de fous furieux, terminant inlassablement
leurs phrases par -nyo ou -gemma ou –pyon selon le personnage (j’avais ommis ce détail dans
la présentation de la série), en rajoutant encore une couche dans ce parfait panorama de
n’importe quoi. D’ailleurs, essayer chez vous de prendre une voix survoltée et de finir
chaque phase par nyo, et cela provoquera immanquablement un sentiment d’incomprehension
mélé à un fou rire chez vos interlocuteurs.
A n’en pas douter, OVNI parmi les OVNI japonais, Digi Charat est une série immédiatement
culte. Ce film quant à lui en reprend le ryhme infernal et les situations abscons. Du bonheur
juste un peu terni par le gavage que cela constitue. Car là où la flolie Digicharat passait
très bien en format de 5 mn, on se surprend à se dire que les 20 pauvres petites minutes
de ce film sont trop longues (un comble !). On frise vite l’écoeurement général, à mon
grand regret tellement j’adore la série.
7/10
|
|