SCENARIO :
Eliana (Rachel Maryam Sayidina) a fuit de chez elle le jour de
son mariage arrangé par sa mère Bunda (Jajang C. Noer), et s’est réfugiée à Jakarta.
5 ans plus tard, Bunda arrive à Jakarta pour revoir sa fille et la ramener à la maison.
Eliana de son coté est désarmée par la disparition soudaine de son amie et collocataire Heni.
La mère et la fille vont parcourir Jakarta toute la nuit à la recherche de cette derniere,
mais aussi et surtout à la recherche de compréhension l’une envers l’autre.
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COMMENTAIRES :
YUME :
Riri Riza, le réalisateur, fait partie de la nouvelle vague du cinéma Indonésien. Une vague
cinématographique qui manque visiblement de moyens, mais pas d’idées. Il ne faut donc pas
s’arrêter à la qualité plus que passable de l’image qui est assez peu contrastées, sombre
et granuleuse. Car l’intérêt du film ne se situe pas là.
Le film traite de la relation d’une mère et de sa fille après 5 ans de séparation. Une relation
basée sur le manque de compréhension de l’autre, sur la différence culturelle qui creuse un
fossé entre les enfants et leurs parents.
Ici on assiste à la redécouverte progressive de l’autre au cours d’une nuit folle. Redécouverte
dont l’intensité est rendue possible grâce à l’interprétation toute en nuance et pleine de
sensibilité des 2 actrices. Avec une mention spéciale à mon sens à Jajang C. Noer dans son
rôle de mère digne, pleine de principe et de sagesse, mais aussi pleine d’amour.
Avec Eliana Eliana on entre aussi de plein pied dans la vie nocturne du Jakarta populaire. En
suivant les pérégrinations des deux femmes, on assiste en même temps à une sorte de vison
documentaire de la ville dans toute sa misère, toute sa vérité.
Au final je dirais que Eliana Eliana est un film qui se doit d’etre vu, pour premierement
supporter le cinéma Indonésien mais aussi parce qu’il est plein de tendresse malgré la dureté
de l’environnement. Une leçon de vie toute simple mais captivante.
7.5/10