SCENARIO :
Tokyo TV, New 9.
La chaîne vient d'accueillir comme nouvelle présentatrice Miky Katsuragi pour redonner un coup de fouet à l'audience, misant sur la beauté de la demoiselle, futur fantasme de bon nombre des téléspectateurs.
Mais la femme rêvée est bien seule et s'en remet à des plaisirs solitaires. Et Miky s'oubliant peu à peu, voit s'éveiller les soupçons d'un technicien qui va faire chanter la belle.
COMMENTAIRES :
KAMÏ :
Miki Katsuragi semble échappée du roman de Chuck Palahniuk, Choke. Maîtresse d'un soir de Victor Mancini et sexoolique coincée dans une réunion nocturne entre des légendes urbaines et lubriques. Vous savez. Comme cette jeune femme surprise par ses proches venus lui souhaiter " Joyeux Anniversaire ", la découvrant nue, s'étant tartinée de beurre de cacahuète pour son grand plaisir -et celui du chien de la maison-. Ou comme la tailleuse de pipes au volant rendue célèbre pour avoir sectionné la moitié du sexe d'un automobiliste crispé. Oui, vous savez.
" Luxure, stupre et perversion. "
Miki, elle, son plaisir est solitaire. Mais pas si solitaire que ça ; regardée par des téléspectateurs peu soupçonneux. Vous imaginez la scène. " En matinée, un salary-man s'est jeté sous les roues d'un semi-remorque. Il est décédé peu après son arrivée aux urgences de l'Hôpital de l'université Keio." Un orgasme. " Nous apprenons à l'instant qu'un étudiant aurait poignardé à 32 reprises son jeune frère. Pour le moment, nous ignorons encore les origines de cet acte mais nous y reviendrons dès que nous aurons de plus amples informations. " Un second orgasme. Et l'homme à la télécommande jure que " tout ceci est bien triste ! " Comprenez ; Claire Chazal en mode jouissance muette entre un reportage sur de récentes émeutes à la frontière de pays bien lointains et l'annonce du décès d'un acteur connu pour n'avoir tourné que dans des navets. Là, vous vous imaginez mieux.
Sataké, lui, son plaisir est pervers. Et si pervers ; s'apercevant des pratiques masturbatoires de la présentatrice vedette de Tokyo TV, ce technicien va faire chanter -et jouir- la jeune femme et, par la même occasion, assouvir un fantasme ; la soumettre à son pouvoir. Entre essai de boules de geisha et supplice au vibrateur, Sataké, le tortionnaire va devenir esclavagiste, parlant même de " dressage ". Et Miki devenant simple objet.
" Il ne faut jamais dire: Femme-fontaine, je ne boirai point de ton eau. "
Comme son héroïne, cette série souffre. Elle, d'une animation rigide et faible, et d'un scénario intéressant, un personnage attachant -et attaché-, mais inabouti (on aurait aimé voir les sentiments de Miky plus approfondis, son rapport avec son " maître ", la tonalité dramatique que prendra sa soumission).
Un hentaï classique (pas de tentacules en vue) qui ne ravira que les passionnés du genre.
Et par ses nombreux défauts, confortera les autres dans leurs préjugés.
5/10
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