FIREWORKS (1993)

A.k.a : Fireworks, Should We See It From the Side or the Bottom
Genre : Comédie dramatique
Durée : 0h52
De : Iwai Shunji
Avec : Yamazaki Yuta, Okina Megumi, Sorita Takayuki, Havens Randy, Kohashi Kenji, Sakuragi Kento, Asagi Kuniko
Vidéo 4/3 Letterboxed
Audio Japonais - DD 2.0 Surround
Sous-Titres Anglais amovibles
Chinois amovibles
Bonus -
Présentation Menus animés musicaux
chapitrage animé
Edition Panorama Distributions
Format NTSC - 1 DVD5
Zone 3
Prix Conseillé 9€
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SCENARIO :

Norimichi et Yusuke semblent en pincer pour la même fille, la jolie mais discrète Nazuna. Cette dernière va alors commencer à agir étrangement : ses camarades de classe ne le savent pas encore, mais les parents de la jeune fille vont divorcer, et Nazuna devra quitter l’école et la ville pour suivre sa mère.
Loin de tous ces premiers désordres amoureux, le reste de la joyeuse bande commence à se passionner pour cette journée qui doit se clôturer par un feu d’artifices. Mais une question les divise : les feux d’artifices sont-ils plats ou bien ronds, lorsqu’on les observe de coté ?


COMMENTAIRES :

OLI : Iwai Shunji sort de l’école du vidéoclip. Fort de ses succès en la matière, il se lance bien vite dans des réalisations plus ambitieuses, et les courts métrages qu’il va alors réaliser pour la télévision (depuis 1991) vont lui permettre de s’aguerrir tant au niveau de la réalisation que sur le strict plan narratif. Mais ces courts vont être bien plus que de simples brouillons de ses films à venir, certains sont en effet de véritables petits bijoux (PICNIC, et plus tard le superbe APRIL STORY). FIREWORKS se situe d’ailleurs à peu près au même niveau que les deux films précités: il s’agit en effet d’une oeuvre intéressante à plus d’un titre.

La réalisation est calme et maîtrisée, on sent que Iwai cherche, et parvient, à s’éloigner de l’esthétique vidéoclip. Les couleurs occupent déjà une place prépondérante dans le récit, notamment ces bleus magnifiques auréolant toutes les scènes au bord de la piscine. Avec ces teintes, et ces musiques (Remedios, un des compositeurs attitré de Iwai signe avec FIREWORKS une très belle partition), on parvient à se détendre, à rire, à prendre du bon temps. Aux cotés de tous ces jeunes, Iwai réussit le tour de force de nous faire retomber en enfance, et on se surprend à s’amuser gaiement des émerveillements naïfs et enfantins de tous ces jeunes écoliers, on aborde aussi plus gravement ces instants plus noirs durant lesquels on découvre que même des jeunes à priori sans histoires peuvent cacher des blessures secrètes.
FIREWORKS est donc incontestablement une belle réussite, et il apporte déjà la preuve que Iwai sait dépeindre les joies et les petits malheurs des enfants comme peu d’autres réalisateurs. Cette jeunesse japonaise, Iwai semble l’aimer, et il en a aussi bien abordé les cotés les plus touchants (LOVE LETTER, APRIL STORY) que les plus sombres (ALL ABOUT LILY CHOU-CHOU), faisant alors passer les travaux d’autres réalisateurs s’étant attarder sur les maux de cette jeunesse pour de vulgaires brouillons.

Si vous appréciez le style Iwai, cette douce mélancolie qui transpire de la plupart de ses oeuvres, vous devez découvrir son court métrage FIREWORKS. Car parfois il est bon de faire comme Peter Pan et de retrouver ses 13 ans, pour s’émerveiller comme la joyeuse petite bande du film, avec vos vieux yeux d’enfants, d’un simple feu d’artifices déchirant les entrailles de la nuit. 8/10