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LE GOÛT DU RIZ AU THE VERT (1952)
A.k.a : Flavor of green tea over rice a.k.a Ochazuke no aji
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h56
De : Ozu Yasujirô
Avec : Saburi Shin, Kogure Michiyo, Tsuruta Koji, Awashima Chikage, Tsushima Keiko, Yanagi Eijirô, Miyake Kuniko, Shitara Koji, Ryu Chishu, Mochizuki Yûko, Toake Hisao |
| Vidéo |
4/3 - 1.33 - Noir & blanc |
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| Audio |
Japonais - Dolby Digital mono |
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| Sous-Titres |
Français amovibles |
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| Bonus |
- J'ai été diplômé mais… (film perdu d'Ozu : 12min)
- Voyage dans le cinéma : été précoce (15min)
- Figures : linges, fumées et poteaux électriques (7min)
- Voyage dans le cinéma : le goût du saké (15min)
- Figures : affiches et panneaux (10min)
- J'ai vécu, mais… (120min)
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| Présentation |
Menus animés musicaux
Chapitrage
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| Edition |
Carlotta Films |
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| Format |
PAL - Coffret 5 DVD9 (Chœur de Tokyo ; Une auberge à Tokyo ; Eté précoce ; Le goût du riz au thé vert ; Printemps précoce ; J'ai vécu, mais…) |
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| Zone |
2 |
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| Prix Conseillé |
65.99 € |
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SCENARIO :
Setsuko a maintenant 21 ans : sa famille veut la marier à un garçon bien comme il faut, mais la principale intéressée n'est pas tout à fait de cet avis. Surtout, le mariage semble-t-il ennuyeux que vit actuellement sa tante, et qui avait été arrangé il y a de cela plusieurs dizaines d'années, n'est pas fait pour l'encourager…
COMMENTAIRES :
OLI :
Les mauvaises langues diront que c'est un peu toujours la même histoire, avec Ozu. Un peu toujours les mêmes personnages, les mêmes dilemmes. Oui mais la diversité humaine étant infinie, tant du point de vue des joies que des peines, qu'Ozu modifie toujours son message, en jouant sur les détails, quelques non-dits. Par conséquent, pour l'oeil précis et coutumier du cinéma d'Ozu, chaque personnage de sa longue filmographie est unique. Il en va ainsi de ces familles traversant LE GOÛT DU RIZ AU THÉ VERT : ce mari vieillot, rustique, qui tente de faire comprendre à sa femme que son flegme est d'avantage une qualité qu'un défaut ; l'épouse directive, bon chic bon genre, qui s'amuse d'un mari qu'on lui a un jour imposé ; la jeune Setsuko, qui refusera justement un rendez-vous arrangé ; le patron de pachinko, dont un pied est toujours resté ancré dans le passé, ces idéaux oubliés... Oui ces figures là nous sont familières, mais comme à chaque fois Ozu y apposera sa patte si singulière qui fait toute la différence entre une simple redite et une relecture. Oui, cette magie discrète et infinie, si banale car trouvant sa source dans notre simple quotidien, Ozu la matérialise une nouvelle fois ici.
Dans le rôle du chef de famille ayant réussi mais dont les manières de campagnard refont parfois surface, Saburi Shin, acteur habitué du cinéma d'Ozu Yasujirô, est tout simplement magnifique. Tout en calme et en retenue, faisant transparaître un caractère presque bourru mais qui demeure avant tout un homme qui laisse beaucoup de libertés à sa femme par amour pour cette dernière...tandis que celle-ci use et abuse de petits mensonges sans grande conséquence en pensant duper son benêt de mari depuis des années.
Autre personnage cher à Ozu, celui de la jeune femme célibataire à laquelle on souhaite imposer un mari. Fervent défenseur de la libéralisation de la femme, Ozu joue ici une nouvelle fois avec le mariage arrangé, mais son discours est plus nuancé qu'il n'y parait : tout d'abord il pousse le vice de la révolution féminine jusqu'à nous montrer une jeune femme refuser tout contact (même simplement visuel !) avec un éventuel prétendant. Avant de dire non, la demoiselle refuse déjà le moindre rendez-vous : un signe fort de l'évolution des moeurs. Mais d'un autre coté, Ozu nous prouve aussi qu'avec un minimum d'efforts, un mariage arrangé entre gens de bonne composition peut aussi donner une union heureuse. Certes, toute l'histoire du GOÛT DU RIZ AU THÉ VERT n'abonde pas dans ce sens, mais la conclusion viendra apporter une superbe touche amoureuse, plutôt inattendue et donc très touchante.
Rires, sourires, émotions simples et cocasserie, LE GOÛT DU RIZ AU THÉ VERT constitue une réussite entière pour son réalisateur. La ville de Tokyo, ses trains, les espiègles conspirations de quelques épouses, une jeunesse pleine de vie, une certaine nostalgie et l'amour : merci pour tout, Monsieur Ozu.
8.5/10
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