SCENARIO :
Kiki vient d’avoir 13 ans, l’âge où les sorcières doivent quitter leurs parents et se trouver une nouvelle ville où elles doivent vivre avec les autres humains. Elle part donc sur le balai offert par sa mère, en compagnie de Jiji, un chat noir qui parle.
Contrainte par la pluie de se réfugier dans un des wagons d’un train, elle s’endort tandis que le train démarre. A son réveil, elle trouvera ainsi la ville où elle compte habiter.
Après avoir rendu un service à Osono, jeune boulangère enceinte, elle se voit proposer par cette dernière, une petit chambre où elle pourrait dormir.
Ayant du mal à s’intégrer parmi les non-sorciers, elle décide de monter un service de livraison.
COMMENTAIRES :
OLI :
Quelques années avant l’avènement d’un certain Harry Potter, on portait déjà sur grand écran les
aventures d’un enfant doté de pouvoirs magiques (thème bien connu d’un bon nombre d’anime et de
mangas au Japon), en l’occurrence ici une charmante sorcière haute comme trois pommes, qui va se
lancer dans le grand bain de la vie avec pour tout ami un chat noir, et avec pour tout équipement
un balai volant (bien entendu) et la sombre robe propre aux sorcières (manquait plus que le chapeau).
Le résultat est évidemment probant (un film de Miyazaki dénué d’intérêt je ne connais pas), la petite
Kiki est adorable, son chat espiègle bien comme il faut, le tout est enrobé de bons sentiments en
pagaille et techniquement on retrouve l’inimitable patte de Maître Miyazaki. On obtient donc un film
charmant, avec en prime une scène finale impressionnante et plutôt inattendue compte tenue du rythme
très lent du film. Ce faux rythme parlons-en quelques instants tout de même, puisqu’il constitue mon
principal reproche : je me suis en effet surpris à trouver parfois le temps long (voir très long),
et les quelques menues péripéties que connaît la jolie Kiki peinent à insuffler un intérêt constant
au long métrage.
Succédant à MON VOISIN TOTORO mais sans en égaler la magie, KIKI LA PETITE SORCIERE a néanmoins constitué
un encas de choix pour celles et ceux qui l’ont découvert à l’époque : un long métrage gentillet qui
fait passer un bon moment, en attendant les futurs très grands films de Miyazaki.
7/10
KAMÏ :
Kiki’s Delivery Service est sans doute l’animé le plus « simple » et
méconnu de Hayao Miyazaki dans le sens où il s’adresse
plus à un public d’enfants comme Mon Voisin Totoro (avouons que Princesse Mononoke
et Le Voyage De Chihiro sont assez complexe).
Le domaine de la sorcellerie a été de nombreuses fois abordé par des réalisateurs
d’animé, par exemple :
Gigi de Hiroshi Watanabe,
Creamy, Adorable Creamy de Osamu Kobayashi et de Tomomichi Mochizuki,
Emi Magique de Takashi Anno et de Tomomichi Mochizuki,
Le Monde Enchanté De Lalabel de Hiroshi Shidara,
Vanessa Et La Magie Des Rêves de Takashi Anno et de Kazuyoshi Katayama,
Sakura, La Chasseuse De Cartes de Morio Asaka,
Merlin L’Enchanteur de Wolfgang « Woolie » Reitherman (pour Walt Disney).
Le problème d’adaptation de la sorcière aux seins des enfants de son âge est au
centre de cet animé. Kiki a aussi de son côté du mal à s’entendre avec eux
(voir les débuts de sa relation avec le jeune Tombo).
Il en résulte un animé simple mais assez bien réussit (il manque tout de même
du « charisme » aux musiques de Joe Hisaishi) annonçant le Sitcom américain,
Sabrina (puisque la sorcière de cette série est aussi accompagnée d’un chat
noir qui parle).
8/10
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