MUSUMEDOJOJI (2003)

A.k.a : -
Genre : Kabuki
Durée : 1h52
De : Yukiko Takayama
Avec : Riho Makise
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SCENARIO :

Dans la brume matinale, revêtue de son kimono scintillant de femme de chambre qu’elle vient d’interpréter dans la pièce « Musumedojoji », Shiori se jette du haut d’un immeuble. Shiori était la seule femme autorisée à endosser ce rôle qui d’ordinaire est dévolu à un homme, comme le veut la tradition du théâtre Kabuki. Haruka, sœur jumelle de Shiori et danseuse moderne émérite, décide d’approcher le mentor de sa défunte sœur afin de comprendre les raisons de son suicide…


COMMENTAIRES :

YUME : « Etre une femme et jouer une femme, sont deux choses différentes »
Voilà une phrase qui pourrait bien résumer le scénario de Musumedojoji, qui parle d’une femme qui veut comprendre pourquoi sa soeur s’est suicidée. Une soeur qui avait la particularité d’être une femme jouant une femme dans les pièces de kabuki. En effet le kabuki a comme particularité de n’avoir que des acteurs masculins, même pour les rôles de femmes. Une tradition, héritage d’une ancienne loi médiévale qui a interdit le kabuki aux femmes car les actrices étaient jugées de mauvaise moeurs, et qui a aujourd’hui tendance à s’ammenuir malgré une certaine réticence.

On suit donc l’apprentissage d’une danseuse qui va tout lâcher pour suivre les traces de sa soeur, sur le chemin de la compréhension de l’interprétation ultime du rôle titre de la pièce de kabuki. Pourtant malgré ce thème intéressant, j’ai eu bien du mal à aimer le scénario, que j’ai trouvé peut être un peu trop confus ou alors trop ancré dans une recherche artistique qui ne me touche pas. Par contre le coté formel du film m’a réellement plu. On assiste tout d’abord à un certain nombre de scènes de kabuki, avec tout ce que cela comporte de jeu de scène raffiné, de costumes éclatants, et de musique et voix hypnotiques. Ces scènes sont même filmées sans emphase, comme si on était réellement spectateur de la pièce.
Ensuite, le rythme du film ne faiblit pas, et bien que plutôt lent, il arrive à maintenir un intérêt faiblissant à cause du maigre scénario, jusqu’a cette apothéose finale un peu courte, certes, mais presque chaude et bestiale.

Finalement, je ne peux pas être objectif avec Musumedojoji. Le film m’a scotché pendant ses presque deux heures, et ce malgré un scénario que je juge maigre ou mal formulé à l’image. Alors oui, j’ai aimé le film, je l’ai trouvé visuellement beau et magique. Peut être est ce juste du à la présence des scènes de kabuki, je ne veux pas le savoir ! 8.5/10