SCENARIO :
Wonyoung (Cho Eun-sook) est une jeune fille qui exerce le dur
métier de livreuse à moto. Elle se sent brimée à son travail, et chez elle ce n’est pas mieux
puisque elle vit avec Sue (kim In-kwon), coiffeur complexé et méticuleux.
Un jour Byongho (Kim Jung-hyun), un ami d’enfance de Sue,
débarque dans la maisonnée pour se faire héberger quelques jours. Sans gene, il squatte
l’appartement et entame une relation avec Wonyoung qui commence alors à découvrir le plaisir.
COMMENTAIRES :
YUME :
Plastic Tree est un film étonnant. Mais psychologiquement violent, à la manière
d’un film d’un Kim Ki Duk des bons jours.
En effet, tout le film est basé sur la montée de sentiments forts chez chacun des personnages,
de l’amour à la haine de soi et des autres. Et cette montée en puissance ne peut mener qu’au drame.
Le postulat de base du scénario est assez classique. C’est par contre le traitement
profond et poussé des personnages qui fait toute la richesse du film. L’héroïne commence
à découvrir l’amour et la sensation d’être enfin femme au détriment de son petit ami
officiel qui ne peut que lui donner un acte d’amour lesbien. Car ce dernier est fortement
marqué par son enfance durant laquelle sa mère refusait de lui couper les cheveux, ce qui
lui donnait l’apparence d’une fille. Sur ce, se greffe un jeune homme sans gène qui refuse
de s’attacher sentimentalement et qui deviendra un objet d’amour pour l’une et de haine
pour l’autre. Tout cela jusqu’à ce que la tension soit trop forte, et que la haine s’évacue
de tous cotés.
Le jeu des acteurs est très convaincant, surtout celui de Cho Eun-sook qui nous offre une
belle prestation de jeune fille fragile et déstabilisée. Quant à la réalisation en elle-même,
elle n’est pas spectaculaire mais rempli bien son rôle en nous emmenant vers le dénouement
forcement violent.
Au final Plastic Tree est un film qui porte en lui une violence crue, ce qui en fait un film
à ne pas mettre entre toutes les mains. Une preuve de plus que le cinéma coréen peut nous offrir
des films qui sont autres que des réussites techniques ou visuelles.
8/10