SCENARIO :
A sa naissance, le petit labrador Quill est adopté par un couple qui fait du bénévolat auprès d'un institut fournissant
des chiens-guides aux aveugles. Devenu adulte, Quill est lui-même inscrit à cette école et doit quitter sa famille d'accueil.
Son entraîneur, sympathique mais sévère, remarque vite la particularité du chien qui se montre très intelligent. Sa formation
complétée, Quill est conduit chez son futur maître. Ce père de famille au tempérament irascible et orgueilleux refuse de se
laisser guider par l'animal et se montre dur envers lui. A force de persévérance, Quill saura pourtant gagner l'affection et
l'estime de son maître. Un lien très fort va alors se créer entre eux...
COMMENTAIRES :
LOLOP4 :
Quill, réalisé par Yoichi Sai en 2004, est le type de film qui à priori ne révolutionnera rien du tout. Les années 90 nous ont montré à peu près tout ce qui était possible de faire dans le genre dogexploitation (Beethoven and Co jusqu'au bébé cochon pour remplacé le chien) et le spectateur s'attend déjà à une succession de scénettes alternant tendresse affective et bêtises canines. Le tout dans l'optique de coucher sur pellicule une œuvre formatée pour plaire à toute la famille. Etonnement, le film de Yoichi Sai prend le spectateur à contre-pied. Quill narre le plus simplement possible la vie d'un labrador du jour de sa naissance jusqu'au jour de sa mort. Elevé et éduqué dans le but de servir en tant que chien d'aveugle, Quill va radicalement se démarquer de la concurrence cinématographique en n'offrant aucun des stéréotypes habituels du genre. Yoichi Sai, se contente uniquement de suivre le parcours de ce chien sans aucune surenchère pour fournir au final une œuvre très proche de la docu-fiction jusqu'à une authentique scène de défécation canine (il fallait oser quand même). Voilà donc l'intérêt principal de Quill : suivre le parcours d'un chien à la fois exceptionnel et quelconque. La réalisation impeccable est accompagnée par une magnifique photographie et une bande son qui colle parfaitement à son sujet.
Au final, Quill est donc un film qui surprend par le parti pris de son réalisateur qui offre une oeuvre didactique à souhait. Tout simplement rafraîchissant.
6/10
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