SCENARIO :
Michiyo (Setsuko Hara) est excédée par son existence morne et sans surprise, cela fait trois
ans qu'elle a quitté Tokyo et sa famille qui s'opposée à ce mariage. Et qu'a-t'elle gagné ? : une vie de servitude qui se
résume à entretenir la maison et préparer les repas à un mari, Hatsunosuke (Ken Uehara), qui
fait bien peu cas d'elle. L'arrivée de la jeune nièce de ce dernier, va entraîner un chamboulement dans sa vie.
COMMENTAIRES :
BUNMAN :
Naruse est entré très jeune dans le monde du cinéma, à peine âgée de 15 ans que le voila accessoiriste pour la Shochiku. Après quelques postes d'assistant réalisateur, il va passer à la réalisation de son premier film à l'age de 25 ans.
Alors qu'avant la guerre, Naruse a essentiellement réalisé des comédies, l'après guerre va entraîner un changement radical sur son cinéma, il va dès lors s'atteler à dépeindre la vie des petits gens. Le Repas, réalisé en 1951, s'inscrit en droite ligne de ce changement. Ici, il est question d'un coup modeste dont la femme s'ennuie dans une existence faite de servitude et de désenchantement. Elle ne pensait pas en quittant sa famille que sa vie serait uniquement dévouée à son mari, qui plus intéressé par son travail, la délaisse peu à peu. Une réelle mélancolie et désappointement embrasse Michiyo, qui ne peut plus supporter sa condition, l'arrivé de la jeune nièce va être le facteur déclencheur de ce changement. D'abord excédée par le comportement de son mari, qui traite sa nièce comme jamais il ne l'a traité elle. Un excès de jalousie et d'inquiétude va alors lui faire ouvrir les yeux et l'entraîner dans un voyage salvateur.
J'ai découvert Naruse par ce film et c'est clair que l'on peut décrire le réalisateur comme un profond naturaliste, dont le but principal de son oeuvre va être de décrire son peuple. On peut ainsi le rapprocher sans problème d'un autre très grand réalisateur : Yasujiro Ozu.
Un grand film à découvrir, mais pas non plus pour tout le monde, car le rythme est lent et les images souvent contemplatives.
8.5/10
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