LE SERPENT BLANC (1958)

A.k.a : Hakujaden, aka The White Snake Enchantress
Genre : Légende Millénaire
Durée : 1h19
De : Taiji Yabushita
Doubleurs : Miyagi Mariko, Morishige Hisaya
Vidéo 1.66:1 - 16/9 anamorphique
Audio Japonais - Dolby Digital 1.0
Français - Dolby Digital 5.1
Sous-Titres Français imposés sur la VO
Bonus - Documentaire : le film vu par des professionnels de l'animation (26min)
- Entretien avec Kotabe Yôichi et Takahata Isao (4min)
- Affiches
- Partie dvd-rom
- Bandes annonces
- Filmographie
- Liens internet
- Livret collector
Présentation Menus animés musicaux
Chapitrage animé
Edition Wild Side Video
Format PAL
Zone 2
Prix Conseillé 19.98€
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SCENARIO :

Dans la Chine ancienne, un enfant achète sur le marché un petit serpent blanc. Mais ses parents n’en veulent pas et il doit se résigner, la mort dans l’âme, à le relâcher. Quelques années plus tard, l’enfant est devenu un beau jeune homme, le serpent refait son apparition sous la forme d’une délicieuse princesse et se met à la recherche de son ancien protecteur. Ils deviennent amoureux mais doivent affronter d’innombrables périls, dont un puissant bonze chasseur de fantômes. Pour trouver le bonheur, ils sont aidés dans leur lutte par les amis du jeune homme, un adorable petit panda plus fort qu’il n’en a l’air et un chat courageux, ainsi qu’une bande patibulaire de petits animaux convertis à leur cause.


COMMENTAIRES :

YUME : Attention, pièce maitresse de l’histoire de l’animation japonaise.
Produit par la Toei, Le Serpent Blanc est en effet le tout premier long métrage animé en couleur de l’archipel. Un projet d’une telle ampleur à l’époque qu’il demanda à la Toei d’engager au plus vite de la nouvelle main d’oeuvre, parmi laquelle on retrouve en intervalliste un certain inconnu du nom de Rintaro ! (un total de 50 000 dessins, et un budget plus que dépassé). Et la résultat est largement à la hauteur des efforts demandés à l’équipe du film, Le Serpent Blanc restant de nos jours considéré comme le point de départ de l’industrie de l’animation au Japon, et une référence incontournable qui a sûrement influencé des personnalités comme Miyasaki.

Techniquement, il faut noter que le style est loin de ce qu’on connaît aujourd’hui de l’animation japonaise. Le design lorgne plus du coté des dessins chinois, présentant des personnages aux traits fins et délicats. Il faut d’ailleurs saluer la qualité plus qu’honorable de l’animation, qui même si elle souffre de la comparaison avec les animés actuels, ne peut que laisser rêveur quant au prodigieux travail effectué à l’époque. Le travail des couleurs est aussi un véritable régal pour les yeux avec des couleurs pastelles certes placées basiquement (une tenue = une couleur, avec un jeu simple d’ombrage) mais avec goût.
On s’amusera même à trouver dans le film différents personnages animaux, qui préfigurent la mode toujours actuelle des animaux à but distrayant qui accompagnent toujours les héros.

Vous l’aurez compris, Le Serpent Blanc est un film que tout fan d’animation se doit absolument de voir. La magie qui s’en dégage est réelle, et fait oublier les quelques défauts techniques dus à l’age du film. Magnifique est le seul mot qui me vient à l’esprit.
Détail amusant pour finir : le film ne comporte que deux seiyuu (doubleurs) qui jouent à eux seuls tous les rôles, car le budget du film ne permettait plus d’en avoir un par personnage, tant ce dernier fut dépassé lors de la production. 9.5/10

OLI : LE SERPENT BLANC est un film charnière dans l'histoire de l'animation japonaise, puisque comme vous le savez sans doute déjà, ce long métrage est le premier animé japonais réalisé entièrement en couleurs. Révolution visuelle mais également révolution industrielle puisque le film de Yabushita a bousculé bien des plans préétablis en matière d'organisation des idées et du travail. La légende qui tourne autour du SERPENT BLANC voudrait ainsi que celui-ci ait mobilisé plusieurs dizaines de centaines de personnes (on parlerait de milliers…). Sans tomber dans les excès farfelus, il faut bien reconnaître que le nombre d'auteurs qui se seraient attelés à l'ouvrage de ce SERPENT BLANC était assez révolutionnaire pour l'époque.

Film charnière donc, et film culte pour certains, je dois bien avouer avoir été un peu déçu par ce long métrage. J'ai sans doute bien trop entendu parler de ce " phénomène " SERPENT BLANC avant de le voir enfin. Oui j'en attendais peut-être un peu trop, et cette claque monumentale que j'ai reçue en découvrant le film BLANCHE NEIGE lorsque j'étais enfant, et en le redécouvrant à l'âge adulte via le dvd, et bien je ne l'ai pas reçue avec LE SERPENT BLANC. Sans doute avais-je, inconsciemment, placé la barre trop haut. Mais le résultat est là : malgré toutes ses qualités, l'animé de Yabushita Taiji ne m'a pas considérablement emballé. Bon, il faut malgré tout reconnaître d'indéniables qualités à ce film là : des personnages mignons et qui annoncent tant d'éléments à venir de la future animation japonaise (notamment chez Miyazaki), une histoire sympathique et parfois un peu brutale (je ne m'attendais pas à voir le panda boxer !), et un graphisme très particulier duquel se dégage une reposante poésie.

Grandissime réussite pour l'époque, œuvre charnière et à ce titre là indispensable à tout amateur d'animé, LE SERPENT BLANC a néanmoins légèrement vieilli. Ses personnages enchanteurs et légendaires, son histoire romantique et simple, devraient malgré tout réveiller le coté rêveur des plus passionnés d'entre nous. 7.5/10