SCENARIO :
Rei Hayakawa entend sans cesse des voix dans sa tête. Celles-ci perturbent énormément son équilibre
psychologique et comportemental. Elles lui font avoir des crises de boulimie et d’anorexie, l’empêchent
de dormir et la poussent à s’enivrer d’alcool. Un soir, dans une épicerie, Rei rencontre par hasard
Okabe, un jeune routier. Elle décide inopinément de faire la route avec lui. Peu à peu, ses voix
intérieures se font moins entendre, son corps s’abandonnant aux vibrations du camion.
COMMENTAIRES :
YUME :
Enième film de Ryuichi Hiroki, Vibrator est, espérons le, celui qui le fera connaître internationalement
autant que son talent le mérite. Réalisant depuis plus de 20 ans dans tous les genres, du pinku au SM,
il tourne ici un merveilleux portrait : celui d’une jeune femme perdue, psychologiquement malade et seule,
qui décide de suivre un inconnu suite à la vibration de son téléphone portable lorsqu’elle croise son
regard.
Sur fond d’un road movie se déroulant presque exclusivement dans la cabine d’un camion, l’héroïne réapprend
à aimer, à se retrouver autant psychologiquement que physiquement lors d’une thérapie à visage humain auprès
d’un camionneur attentif qui la comprend.
Oscillant entre scènes de sexe, magnifiquement filmées, pensées de l’héroïne sur cartons, dialogues simples
et essentiels, le film suit le parcours de Rei vers la découverte de sa féminité et son acceptation. Le parti
pris de filmer en majorité dans la cabine permet de s’attacher fortement aux dialogues intimistes qui se nouent
entre les deux amants, et au jeu des acteurs, dont Shinobu Terashima qui fait une énorme prestation pleine de
justesse et de sensibilité (une poignante scène dans une station service en est le meilleur exemple).
Poignant d’un bout à l’autre par le réalisme de son traitement, Vibrator est un film assez unique à découvrir d’urgence.
8.5/10
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