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YOMIGAERI : RESURRECTION (2002)
A.k.a : -
Genre : Drame fantastique
Durée : 2h07
De : Shiota Akihiko
Avec : Kusanagi Tsuyoshi, Takeuchi Yuko, Ishida Yuriko, Aikawa Sho, Yamamoto Keiichi, Ito Misaki, Tanaka Kunie, Shibasaki Kou, Oshidari Akiko, Nagasawa Masami, Ichihara Hayato, Terakado Jimon |
| Vidéo |
4/3 - Letterboxed |
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| Audio |
Japonais - DD 2.0 Stéréo Surround |
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| Sous-Titres |
Anglais amovibles
Chinois traditionnel amovibles
Chinois simplifié amovibles |
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| Bonus |
- Filmographies
- Galerie de photos
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| Présentation |
Menus fixes muets
Chapitrage
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| Edition |
Universe |
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| Format |
NTSC |
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| Zone |
3 |
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| Prix Conseillé |
2.50 € |
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SCENARIO :
Dans une petite ville de l’île de Kyushu, des centaines de morts reviennent subitement à la vie.
L’inspecteur Kawada, originaire de la région, part enquêter sur ce phénomène pour le moins
mystérieux.
COMMENTAIRES :
OLI :
Shiota Akihiko est un réalisateur talentueux. Son nom à l’affiche de ce film ci est l’unique
raison pour laquelle je l’ai acheté, alors que je n’en connaissais rien, pas même la moindre
esquisse du scénario. A l’arrivée je ne suis pas déçu du voyage, malgré un petit goût d’inachevé
qui survit encore aujourd’hui, malgré un léger sentiment de gâchis à propos de ce YOMIGAERI,
puisque son histoire est si prenante, si originale dans sa première partie, que la fin en
décevra plus d’un.
Imaginez un peu : des dizaines de morts qui reviennent à la vie, à l’âge exact qui était le
leur au moment du décès. Ces revenants d’un nouveau genre ne se manifestent pas au hasard,
puisqu’ils réapparaissent auprès des personnes ayant le plus ardemment souhaité leur retour.
L’inspecteur Kawada, de retour dans sa ville natale, va alors tenter de trouver des esquisses
d’explications. Il va aussi profiter de son séjour pour retrouver une amie d’enfance, Aoi, une
jeune femme qu’il a toujours aimée sans jamais avoir osé lui dire. Aoi qui, grâce aux phénomènes
étranges survenant tout autour d’elle, commence à entrevoir la possibilité de faire revenir son
petit ami décédé depuis plusieurs années.
Vous l’aurez compris, l’histoire tourne autour du jeune Kawada, tiraillé entre son amour secret
pour Aoi et sa volonté de ne pas faire revenir l’homme que celle-ci a autrefois aimé, le tout en
étant embourbé dans une enquête que n’aurait pas refusé Fox Mulder. D’ailleurs le film prend
parfois des allures de faux épisode d’X-FILES, puisque des scientifiques vont débarquer, une
chose étrange va être découverte dans la forêt et nos heureux revenants vont alors connaître de
curieuses sensations. Bref à ce moment précis YOMIGAERI est assez emballant. Le réalisateur Shiota
Akihiko semble trouver le parfait équilibre entre l’histoire romantique (Kawada fera-t-il enfin
le premier pas vers Aoi ?), le drame social (comment ce jeune suicidé affrontera-t-il une vie à
laquelle il a lui-même choisi de mettre un terme ?) et le fantastique (que dissimule la forêt autour
de la ville ? Comment expliquer les résurrections ?). Oui à ce moment donné on pense tenir entre ses
mains l’un des films les plus forts de ces dix dernières années… puis tout s’écroule, ou presque.
En tout état de cause le film devient moins intéressant à mesure que l’intrigue progresse, puisque
cette dernière prend rapidement fait et cause pour la romance (limite sirupeuse) entre Kawada et
Aoi, en laissant de coté la quasi-totalité des autres personnages de l’histoire (presque aucune
nouvelle du jeune suicidé, ni de cette femme qui, après être revenue à la vie, a aujourd’hui le
même âge que sa fille). C’est très rageant de ne pas en savoir plus sur leurs difficultés de
réadaptation, sur leurs bonheurs également. Mais un autre élément va aussi bientôt être oublié en
chemin par le réalisateur japonais : tout le coté fantastique du film va ainsi être mis en quarantaine,
seul importera le dénouement amoureux entre Kawada et Aoi. Tout cela est fort décevant, puisque sans
sombrer dans le pur film de Science Fiction, il aurait été agréable que Shiota Akihiko fasse la part
belle aux phénomènes surnaturels dans la seconde partie de son film, ou tout du moins qu’il ne se
contente pas d’user de ces derniers comme d’un simple arrière plan, presque un malheureux décor,
pour son intrigue romantique.
Malgré cet évident désenchantement final, YOMIGAERI est un film à voir, il saura vous toucher et vous
surprendre, parfois. Surtout, pendant près d’une heure, il vous passionnera.
7.5/10
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